20 M$. C’est le montant des compressions qui devront être effectuées en 2016-2017 au CISSS du Bas-Saint-Laurent d’ici les deux prochaines années.
Une centaine de syndiqués, citoyens et élus ont assisté à la récente réunion du C.A. du CISSS du Bas-Saint-Laurent à Saint-Pascal. Ils ont appris que l’organisation aurait dû couper 17 M$ l’an passé, mais qu’elle n’y était pas parvenue. Il restait donc 10,6 M$ à sabrer en plus du 9 M$ en efforts d’optimisation à compléter cette année, pour un total de 20 M$. Impossible toutefois de savoir où et comment ces argents seront amputés. « Nous sommes en attente d’une confirmation du ministère pour l’acceptation de certaines mesures plus sensibles », a-t-on pu apprendre, pour le moment. L’organisme a rappelé qu’il n’y aurait aucune fermeture ou diminution d’heures d’ouverture des blocs opératoires, des urgences et des services d’obstétriques en 2016-2017. S’il n’y a pas de coupure de services prévue, certaines activités seront réorganisées. « Ce serait irréaliste de dire que l’on va couper uniquement dans les cahiers et les crayons », a signifié Isabelle Malo, PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent.
Cris du cœur
Les gens présents dans la salle ont lancé des cris du cœur au C.A, lors de la période de questions. Plusieurs représentants syndicaux ont mentionné que leurs membres étaient épuisés et qu’ils avaient peu de réponses quant aux coupures appréhendées. Plusieurs se sont inquiétés des impacts d’une baisse de services sur les petits milieux. « Comment inciter les jeunes familles et les industries à s’installer par chez nous s’il y a toujours des rumeurs », a dit Aline Boucher, présidente locale de la FIQ au Kamouraska, faisant référence à la rumeur à l’effet que des urgences de la région fermeraient. Mona Massé de Mont-Carmel, une ancienne employée de l’hôpital, a dit craindre que l’hôpital de La Pocatière ne devienne un immense CLSC. Au terme de la réunion, beaucoup de questions demeuraient sans réponse. « Aucune réponse à part le chiffre global des coupures de 20 M$. En attendant, on n’est pas rassurés du tout de ce qui va se passer pour notre région. On a des craintes énormes, à savoir si les services vont être maintenus ou s’ils seront déplacés vers Rivière-du-Loup et même Rimouski », a déploré David Gilbert, représentant syndical au Kamouraska.
Les représentants syndicaux seront rencontrés pour expliquer ce que cet effort d’optimisation représenterait pour leurs membres. Le ministère devra approuver le budget d’ici un mois. Le public pourra alors en savoir plus.
