RIVIÈRE-DU-LOUP – Un proverbe raconte qu’il faut parfois se tourner la langue à sept reprises avant de parler. C’est là un conseil qu’aurait dû suivre un policier de la Sûreté du Québec du poste de la MRC de Rivière-du-Loup qui est aujourd’hui accusé de menaces pour des propos qu’il aurait tenus à l’endroit d’un collègue.
Le relationniste de la SQ, Claude Ross confirme l’information. « Effectivement, il y a bien eu menaces envers un policier, mais elles n’ont pas été tenues directement devant l’autre policier visé. Il s’agit de propos qui tendent à menace de mort ».
Des propos pour le moins déplacés qui ont été tenus en absence du policier visé. Toutefois, ces menaces ne sont pas tombées dans l’oreille de sourds puisque deux gestionnaires étaient présents.
« En vertu de la loi 86, on ne peut pas passer sous silence toute information à caractère criminelle. Ils ont immédiatement procédé à son arrestation, le dépôt d’accusations et le dossier ont ensuite été transférés aux affaires internes », explique M. Ross.
Le lendemain, le policier a été rencontré par les enquêteurs des affaires internes. L’agent qui est actuellement en congé de maladie fait maintenant face à des accusations de menaces de mort. Les procédures devraient être enclenchées dès son retour.
Comme l’agent n’a pas encore comparu, son nom n’a pas été rendu public. Il s’agit d’un policier d’expérience, au service de la SQ depuis une vingtaine d’années, mais arrivé au poste de Rivière-du-Loup depuis peu.
La SQ s’est faite peu loquace quant aux raisons ayant poussé le policier à tenir de tel propos à l’endroit d’un collègue.
Par François Drouin; Infodimanche.com

