MONT-CARMEL – Les choses bougent à Mont-Carmel! Après son service de garde en milieu scolaire, c’était au tour de sa chaufferie collective d’être inaugurée le 28 février. Une chaufferie aux copeaux de bois et aux granules, desservant tout à la fois l’église, l’école et l’édifice municipal. Innovateur. Si on ajoute que l’objectif est de fournir du bois à partir de la forêt communale du village, alors c’est un autre mot qui éclot : unique.
Dans le cadre du projet « Laboratoire rural : Mise en place d’une forêt communale », la municipalité s’est dotée de deux chaudières alimentées en résidus de bois (copeaux, granules, etc.), l’une reliant l’école et l’église, l’autre pour l’édifice municipal. Le projet présente une économie prévisionnelle de 5 130 $ par an. Sur un coût annuel estimé à 14 590 $.
Écolo autant qu’écono
Rentable? Oui. Mais qu’en est-il du côté environnemental? La chaufferie faisant partie d’un plus grand projet, c’est là que se trouve la réponse. L’ancien maire Yvon Soucy rêve d’importer de France le modèle de forêt communale, impliquant une gestion intégrée de la forêt, après une visite dans le vieux pays. Impliquant les acteurs des différents aspects du bois (récréatif, touristique, énergétique, écologique), la forêt communale cherche à opérer un développement durable des ressources.
Dans le cas de la chaufferie collective, du saule osier a été planté. Réputé pour sa croissance rapide, le saule osier sera, à maturité, défait en copeaux et utilisé pour la chaufferie. Qui plus est, les boues municipales seront utilisées comme engrais pour le saule osier.
Denis Lévesque, maire de Mont-Carmel, indique : «Nous voulons réduire notre dépendance aux combustibles fossiles et aux sources extérieures d’énergie. En un mot, développer un circuit court d’alimentation énergétique.»
