Publicité

Une huile de tournesol aux propriétés éducatives et biologiques

La Ferme Pré Rieur de Saint-Jean-Port-Joli s’est associée avec la Ferme-École Lapokita, rattachée à l’ITA — Campus de La Pocatière, dans la culture d’un gigantesque champ de tournesol, dont les graines serviront à la production d’une huile mi-oléique biologique.

Spécialisée dans la production de grandes cultures, la Ferme Pré Rieur cultive le tournesol depuis 2010. Elle transforme le fruit de cette production en huile mi-oléique biologique. L’extraction de l’huile se fait par première pression, à froid. « C’est une huile encore plus polyvalente que l’huile d’olive. Pour une tonne de graines de tournesol, on va chercher de 250 à 300 L d’huile », de déclarer M. Daniel Dubé, actionnaire majoritaire de la Ferme Pré Rieur.

Devant l’engouement de leur clientèle pour leur produit, la Ferme Pré Rieur inaugurait l’an dernier un local de transformation et d’embouteillage. Cette année, question de faire face à la demande encore grandissante, Daniel Dubé a commencé à regarder la possibilité de multiplier ses sites de culture. « Avec le tournesol, il faut faire une rotation des cultures tous les ans. Si on veut s’assurer un volume, on doit cultiver ailleurs », indiquait-il.

Projet éducatif

Ancien employé à la Ferme-École Lapokita, Daniel Dubé décida d’approcher ses anciens collègues pour leur proposer d’y planter des tournesols. L’idée ne tardera pas à emballer le corps professoral de l’ITA – Campus de La Pocatière.

« Ils ont vu une belle occasion d’enseigner la culture du tournesol aux élèves de GTEA (Gestion et technologies d’entreprise agricole). C’est une culture très présente en Europe, mais peu connue en Amérique », de confier le directeur adjoint de la Ferme-École, M. Serge Fournier.

Près d’une trentaine d’étudiants auront participé aux différentes étapes de la culture, allant de la préparation du sol, à l’ensemencement et le désherbage. « C’est sûr qu’en cultivant ailleurs, on répartit les risques, mais à la base, on voulait aussi que se soit un projet régional et collectif », de mentionner Daniel Dubé.

Culture biologique

Sa ferme étant sous régie biologique depuis 1989 et certifiée Écocert Canada, il était primordial pour Daniel Dubé de s’assurer que la production des tournesols à la Ferme-École Lapokita soit identique à celle réalisée sur ses terres à Saint-Jean-Port-Joli. « Pour nous, c’est très important d’offrir un produit sain et santé », précisera-t-il. Aussi bien dire que son choix ne pouvait pas mieux tomber, puisque la Ferme-École possède 70 hectares de terres certifiées bio. « C’est plutôt rare dans la région », ajoutera le directeur de la Ferme-École, M. Normand Caron.

Au total, c’est une superficie de neuf acres qui aura été cultivée, face au siège social de Groupe coopératif Dynaco à La Pocatière, soit l’équivalent de sept à huit terrains de football. Avec un rendement, de près de 55 000 plants à l’hectare, selon le dernier relevé effectué au début de l’été, Normand Caron estime à 225 000 le nombre de plants de tournesol en maturation, à l’heure actuelle.

Intérêt touristique?

Depuis le début de la floraison, nombreux sont les touristes qui arrêtent sur la 132 prendre en photo ce gigantesque champ de soleil, dont la récolte est prévue pour la mi-octobre. Impressionné par la beauté et l’uniformité du champ, Daniel Dubé se permet même de rêver. « Qui sait, ça pourrait devenir une marque de commerce agrotouristique de la Côte-du-Sud? »