La maison du 902 5e Rue Rouleau à La Pocatière continue d’attirer les regards pour les mauvaises raisons. Cette fois-ci, c’est une vidéo YouTube, qui a été retirée depuis, ramène la résidence au cœur de l’actualité.
Abandonnée depuis plusieurs années, cette maison a souvent fait l’objet de questionnements de la part des citoyens. Fenêtres placardées, fils de barbelés pour empêcher l’accès à l’intérieur et extérieur défraîchi, plusieurs se demandent pourquoi la Ville de La Pocatière tolère ce type de propriété dans son environnement. « Ç’a déjà été pire. À une certaine époque, il y avait des véhicules automobiles en rancart et le foin passait par-dessus les clôtures », d’indiquer M. Jacques Desjardins, directeur des services techniques.
Suite à des demandes répétées de la Ville, la résidence respecte aujourd’hui les normes : le terrain est entretenu dans la mesure des normes municipales, la maison a été sécurisée et il n’y a plus d’électricité, malgré le fait que l’adresse était illuminée par une lumière bleue dans la vidéo YouTube de Jonas Thériault, publiée le 27 août dernier, et retirée depuis, car elle ne respectait pas les conditions d’utilisation du site. « Il n’y a plus de compteur, donc plus d’électricité. À moins que la lumière soit alimentée par une batterie », de questionner Jacques Desjardins.
Impuissance
En discutant avec le directeur des services techniques, on comprend que la ville a fait tout ce qui était en son pouvoir dans ce dossier et qu’elle est maintenant rendue au bout de sa capacité d’intervention. « Le propriétaire paye ses taxes et pour poursuivre pour démolition, il faut faire une démonstration de danger. Et ça ce n’est pas gagné d’avance », d’indiquer M. Desjardins. Il poursuit avec un exemple. « Ce n’est pas comme l’ancienne animalerie qui a brûlé en même temps que le Pizza Bouffe. Comme il y avait de la nourriture avariée et des animaux morts dans les débris, il y avait un danger de santé publique. Dans un dossier comme ça, on a la latitude d’intervenir et de charger la facture au propriétaire », concluait-il.

