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Une monnaie régionale pour le Kamouraska

Julien de Grasse, un étudiant de l’ITA – Campus de La Pocatière, se fait le porte-parole d’un groupe de Kamouraskois qui aimerait bien voir émerger une monnaie locale à l’échelle régionale.

C’est suite à la projection du film Demain au Cinéma Le Scénario, en collaboration avec le comité environnement de l’ITA, que l’idée a germé. Dans ce film documentaire, les réalisateurs font la démonstration des retombées positives des monnaies locales dans les milieux où elles ont été implantées. « On dit également que 1 $ dépensé dans une entreprise locale a 2,4 fois plus d’impact que 1 $ dépensé dans une multinationale », d’indiquer Julien de Grasse.

Selon lui, un tel système pourrait opérer à l’échelle régionale, compte tenu du grand nombre de commerces et de la variété des services offerts. « Si, par exemple, les entreprises payaient 10 % du salaire de leurs employés avec cette monnaie, on s’assurerait de sa circulation sur le territoire et d’un réinvestissement minimal des consommateurs dans notre économie. »

Fonctionnement

Pour implanter pareil système, Julien de Grasse imagine un bureau de change, ou une banque régionale, où serait échangé l’argent canadien en monnaie kamouraskoise, sous le principe du 1 pour 1. L’initiative serait également 100 % collective. « Ça ne doit pas être une structure gouvernementale, mais une initiative privée, sous forme de coopérative, question que se soit le reflet de la communauté », expliquait-il.

Cependant, même si l’idée fait de plus en plus jaser aux quatre coins de la MRC (le groupe Facebook compte actuellement 125 membres), ce n’est pas demain qu’elle se réalisera. Tout d’abord, si Julien de Grasse est heureux d’encourager la discussion autour de l’idée, il ne croit pas qu’il doit être le seul porteur de ce projet. Il rêve plutôt d’un projet collectif, dans lequel la communauté kamouraskoise doit prendre part. « J’ai quelques contacts avec des gens des HEC à Montréal, et même d’autres instigateurs de monnaies locales ailleurs au Québec, mais je n’ai pas l’expertise pour mettre ça en place. Je suis à l’école, je travaille et je ne sais même pas si je serai encore dans la région dans 10 ans. La communauté doit s’approprier le projet », concluait-il.

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