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Une nouvelle traduction de la Bible pour en faciliter la compréhension

LA POCATIÈRE — Durant 17 ans, quelque 70 spécialistes de toute la francophonie se sont penchés sur les textes anciens de la Bible afin de proposer une nouvelle traduction pour plus de clarté. Elle entrera graduellement dans le culte au cours des trois prochaines années.

Mardi dernier, Mgr Yvon Joseph Moreau avait convoqué la presse régionale pour présenter cette nouvelle traduction liturgique de la Bible approuvée en juin 2013 par la Congrégation romaine pour le culte divin et la discipline des sacrements.

La nouvelle traduction est là pour faciliter la compréhension et éviter les interprétations lorsque le texte est proclamé, a expliqué Mgr Moreau. Les oreilles n’ont pas les mêmes exigences que les yeux. Quand l’œil lit « l’Oint du Seigneur », l’oreille entend « loin du Seigneur ».

Mgr Moreau a souligné que ce n’est que depuis une cinquantaine d’années, avec Vatican II, que les textes de la Bible sont proclamés en français lors de la liturgie. Avant, c’était le latin qui était utilisé.

La plus récente version de la Bible utilisée dans la liturgie remonte à 1974. En 1996, la Commission épiscopale francophone qui rassemble des évêques français, belges, suisses, canadiens, luxembourgeois et nord-africains a confié aux spécialistes le soin de travailler à la traduction.

Sous l’œil des exégètes

Pendant 10 ans, des équipes d’exégètes, de responsables de la fidélité au texte d’origine et de littéraires ont élaboré le texte soumis en 2005 aux conférences épiscopales.

Environ 4 200 amendements y ont été apportés. Le texte a été ensuite présenté à la Congrégation pour le culte divin, à Rome. Validé à l’automne 2012, il a été approuvé en juin dernier.

Les croyants auront notamment à s’habituer à une nouvelle formule dans le Notre Père. « Et ne nous soumets pas à la tentation » devient « et ne nous laisse pas entrer en tentation. »

Une première : les artisans du projet ont traduit l’ensemble de la Bible. Jusqu’à maintenant, seuls les passages utilisés dans la liturgie étaient disponibles. L’ancienne version ne comptait que 4 000 des 21 000 versets dénombrés dans l’Ancien Testament.

Mgr Moreau souhaite que la nouvelle traduction soit utilisée rapidement dans la catéchèse. Elle servira aussi de base aux nouveaux lectionnaires (recueil des textes prononcés pendant les célébrations eucharistiques) qui devraient être disponibles pour les paroisses d’ici quelques années.