SAINT-ALEXANDRE – Faute de relève et d’intérêt de la nouvelle génération, les propriétaires du Musée Normantique de Saint-Alexandre, Denise et Normand Ouellet, doivent fermer les portes de l’établissement.
Le Musée, qui a ouvert en 2002, était le résultat des nombreuses années où le couple a amassé différentes antiquités remontant aux années 1800. La fameuse grange abrite des milliers d’objets ayant servi à l’agriculture, la forge, le travail en forêt et pour la vie de tous les jours, de précieux trésors qui ont tous une histoire. « On voyait partir de belles antiquités qui s’en allaient aux États-Unis et on a décidé de les accumuler pour rendre hommage à nos ancêtres, de réels défricheurs », précisait Normand Ouellet.
Le couple, aujourd’hui octogénaire, n’a pas compté les heures où il a rénové et peinturé des objets qui sont aujourd’hui pour la plupart fonctionnels. Pendant près de 15 ans, ils ont ouvert leurs portes durant la période estivale. « À l’époque, nous avons ouvert pour le 150e de Saint-Alexandre », d’ajouter Denise Ouellet. Des gens de partout au Québec et même de France ou d’Allemagne ont mis les pieds au Musée Normantique au fil du temps. Puis, le temps a passé et il a fallu penser à la relève.
Un deuil
Faute de parents proches pouvant succéder au roulement du Musée, ils ont offert le musée gratuitement à la municipalité, « mais il y avait pour eux d’autres priorités. Je ne les blâme pas », précise Denise. « Pour nous, de ne pas avoir de relève et lorsqu’on entend dire que les jeunes ne veulent plus de ça, les musées, ça nous amène à faire un très grand deuil de cet endroit que nous aurions aimé offrir en legs », ajoute Normand.
À l’encan
Ainsi, le samedi 11 juillet prochain à 10 h au Musée, la collection d’antiquités sera mise à l’encan par Daniel Paul-Hus, encanteur-bilingue. Seront disponibles : des tracteurs, voiture de parade, voiture à foin, épandeurs à fumier, moulin à scie reconstitué, baratte à beurre, scies à chaîne, cuisinière, poêle à bois, Cadillac Fleetwood 1981, vaisselle, 78 tours, etc. « L’idéal aurait été de vendre le musée dans son ensemble, mais ça n’a pas fonctionné », d’indiquer le couple Ouellet.

