LA POCATIÈRE – Il y a un an à peine, Éliane D’Anjou et Mariette Lévesque ne se connaissaient pas du tout. Toutes deux atteintes d’un cancer du sein diagnostiqué à l’automne 2015, la maladie les aura amenées à se rencontrer et à jeter les bases d’une amitié solide qu’elles ont bien l’intention de poursuivre, aujourd’hui toutes les deux au seuil de la rémission.
Éliane et Mariette auraient bien pu se rencontrer dans d’autres circonstances, étant donné que le conjoint d’Éliane connaissait déjà Mariette et que le milieu n’est pas très grand. Mais il aura fallu la maladie. « Après avoir reçu mon diagnostic, mon conjoint m’a parlé de Mariette et on est entrée en contact ensemble sur Facebook. On ne s’était jamais rencontrée », de raconter Éliane.
De fil en aiguille, elles se sont mises à s’écrire tous les jours pour s’encourager, se confiant parfois des choses qu’elles n’osaient même pas dire à leur conjoint respectif. L’amitié s’est développée et le moment de se voir en personne est venu. « Je sortais de mon premier traitement et j’avais le goût de voir Éliane. Je suis débarquée », de confier Mariette. Depuis, les deux femmes sont devenues inséparables.
Attitude positive
Entre leur diagnostic et le moment où elles sont entrées en contact l’une avec l’autre, Éliane et Mariette ont fait le choix d’affronter la maladie de façon assez similaire, en adoptant une attitude positive. « Quand je l’ai appris à ma mère, elle m’a répondu que le cancer serait bon pour moi parce qu’il allait me forcer à me reposer », d’avouer Mariette avec humour. De son côté, Éliane se rappelle d’un moment précis avec son conjoint qui semble, encore aujourd’hui, avoir été un point tournant pour elle. « J’étais en train de me bercer et je me souviens lui avoir dit que je ferais de cette épreuve une expérience positive. »
Une fois le choc de la nouvelle absorbé, Éliane et Mariette ont décidé de « sortir du placard » en avouant leur maladie sur les médias sociaux. « C’était important pour nous. Il y a trop de gens qui ont le cancer qui le vivent dans le silence », mentionnaient-elles. Et cet aveu, aussi difficile soit-il, aura été extrêmement bénéfique. « J’ai vu que j’avais de bons amis autour de moi », d’indiquer Éliane. « C’est ce qui est le plus beau là-dedans : l’amour des gens qui ressort. Ils nous lâchent pas, ils nous encouragent beaucoup », de renchérir Mariette.
Donner l’espoir
Ses traitements maintenant terminés, Éliane D’Anjou garde le sourire et reste positive. « J’ai été prise en charge rapidement et le pronostique est bon. »
De son côté, Mariette Lévesque ne semble pas manquer d’énergie, même si elle a encore quelques mois de traitements devant elle. « Je suis dans l’attente de connaître le pronostique. »
Participantes au Tour des survivants du Relais pour la vie de La Pocatière, dans la nuit du 4 au 5 juin dernier, Éliane et Mariette n’avaient que de bons mots pour l’événement. « Le Relais ça représente l’espoir pour les gens qui combattent. Ça montre aux gens qu’on peut traverser ça et qu’on peut le vivre ouvertement. »
