Même si Christine Fréchette, candidate à la succession de François Legault, a affirmé qu’aucune urgence ne fermerait, l’inquiétude est tout de même grandissante chez les aînés du Bas-Saint-Laurent quant au sort réservé aux urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook.
La FADOQ du Bas-Saint-Laurent, porte-parole des personnes de 50 ans et plus, dit recevoir des témoignages préoccupants. Certains aînés vont jusqu’à remettre en question leur capacité de rester dans leur milieu de vie, par crainte de ne plus pouvoir accéder rapidement à des soins d’urgence. C’est dire que même en l’absence d’annonce officielle de fermeture ou de réduction des heures de service, le climat actuel alimente l’anxiété, et fait craindre pour la sécurité des citoyens.
« Quand des aînés commencent à envisager de quitter leur milieu de vie par crainte de ne plus avoir accès à une urgence, c’est un signal d’alarme majeur », souligne l’organisme. Au-delà de l’organisation des soins, c’est le sentiment de sécurité qui est ébranlé. La FADOQ affirme que toute réduction des services d’urgence aurait des impacts humains importants, mais aussi des conséquences territoriales, en accélérant la dévitalisation de communautés déjà fragilisées par le vieillissement de la population et l’éloignement géographique.
« Les services d’urgence ne sont pas un luxe. Pour les personnes de 50 ans et plus, ils sont essentiels. Être à l’écoute des aînés, c’est aussi protéger la vitalité de nos communautés », conclut la directrice régionale Mireille Dubé. Des gens de municipalités de l’est de la MRC de Kamouraska fréquentent l’urgence de Pohénégamook.
