Cette fois, c’est véritablement officiel. Le chantier de la future piscine régionale du Cégep de La Pocatière a été lancé jeudi dernier en présence des dignitaires, partenaires et donateurs. Un ouvrier, marteau piqueur à la main, a même retiré symboliquement quelques carreaux de la piscine, accessible une dernière fois et sécurisée pour l’occasion.
En fait, le chantier est en cours depuis le 1er juin. Toutefois, le Cégep a voulu souligner la forte mobilisation collective au cours des deux dernières années, marquée par une collaboration étroite entre les partenaires régionaux, municipaux, gouvernementaux et communautaires.
« La pelletée de terre que nous réalisons aujourd’hui marque un moment fort pour notre région. Elle symbolise le passage d’une idée portée collectivement à une réalisation bien concrète, qui répond directement aux besoins des gens d’ici. La piscine du Cégep de La Pocatière joue un rôle essentiel autant dans la formation des étudiants que dans la vie active de la population. Voir ce chantier s’amorcer, c’est constater que notre milieu avance, et se dote d’infrastructures à la hauteur de ses ambitions. Je suis fier d’avoir joué un rôle de premier plan pour cette étape déterminante qui témoigne de la capacité de notre communauté et de notre gouvernement à se mobiliser autour de projets porteurs », mentionne Mathieu Rivest, député de la Côte-du-Sud, tenant à remercier son équipe, et avouant du même souffle que le moment était émotif.
« Ce que nous vivons aujourd’hui, ce sont des années de travail, de rencontres, de démarches, de conviction, d’explications, de sorties médiatiques surprenantes, et surtout d’une volonté personnelle de ne jamais abandonner le projet. Il y a trois ans, plusieurs croyaient que la rénovation de notre piscine régionale relevait davantage du rêve que de la réalité. Pourtant, nous avons collectivement refusé d’abandonner », disait-il, soulignant la participation de tous les partenaires, donateurs et citoyens, de même que celle de ses collègues Martine Biron, Pascale Déry et Karianne Bourassa.
« Aujourd’hui, nous célébrons une victoire collective. Dans quelques mois, nous aurons une piscine neuve, mais surtout, nous aurons laissé un héritage durable. Je peux vous assurer d’une chose. Voir enfin les travaux débuter constitue l’un des moments dont je suis le plus fier depuis le début de mon élection. Et m’y baigner sera certainement le moment le plus réjouissant de ma réélection », a-t-il blagué.
Dossier difficile
« On ne t’a pas toujours donné la vie facile Mathieu, merci de ton côté positif dans tout ça », a mentionné le maire de La Pocatière Vincent Bérubé, précisant que pour lui, le lancement officiel des travaux marque une étape déterminante, génère un grand sentiment de fierté, et illustre clairement l’engagement du milieu envers cette infrastructure essentielle. « Nous sommes passés par toute la gamme des émotions. Il y a eu de la frustration, de la déception, mais on s’est retroussé les manches et on a travaillé », remerciant aussi le député fédéral Bernard Généreux, absent, en convalescence d’un récent malaise cardiaque. Sa représentante, Annie Fancœur, était sur place.
« Par sa contribution et l’entente conclue sur plusieurs années, la Ville réaffirme sa volonté de soutenir concrètement ce projet structurant, et sa confiance en sa réalisation. Je tiens également à remercier sincèrement l’ensemble du milieu pour son engagement, sa contribution et la confiance accordée, en rappelant l’importance de cette infrastructure pour la vitalité, la sécurité, la santé et le bien-être de notre communauté. Je suis heureux de voir qu’ensemble, nous pouvons maintenir des services de proximité de qualité au bénéfice de toute la population », ajoute M. Bérubé.
Le Cégep de La Pocatière a rappelé que la piscine n’avait pas fait l’objet de rénovations majeures depuis sa construction au début des années 1960. « Plus de six décennies plus tard, l’ampleur des interventions requises témoigne à la fois de l’importance du défi, et de la nécessité d’agir afin d’assurer la pérennité de cette infrastructure essentielle. Le Cégep accueille avec enthousiasme cette nouvelle étape, conscient de la complexité des travaux qui permettront de moderniser durablement la piscine au bénéfice des générations actuelles et futures. »
Projet majeur
Le projet vise à doter la région d’une infrastructure aquatique modernisée, accessible, et adaptée aux besoins de la communauté étudiante comme de l’ensemble de la population. Il contribuera directement à la vitalité, à la santé et au bien-être des résidents du Kamouraska et des territoires avoisinants.
Les nombreux partenaires, élus, donateurs et partenaires sont soit venus au micro pour témoigner, soit ont été nommés et remerciés. « Cette collaboration exemplaire illustre la capacité unique du milieu kamouraskois à se mobiliser autour d’initiatives structurantes au bénéfice de toute la communauté. Aujourd’hui, avec le début des travaux, cette mobilisation entre dans une nouvelle phase. Ensemble, les partenaires poursuivent leurs efforts afin de mener à terme ce projet porteur, qui laissera un héritage durable à la communauté du Kamouraska », précise le Cégep.
« Cette étape marque un moment tournant pour ce projet, porté par une collaboration soutenue de la part de tous les acteurs impliqués. L’appui financier récemment confirmé vient donner l’élan nécessaire pour amorcer concrètement la réalisation du chantier, symbolisée aujourd’hui par ce geste inaugural. Je me réjouis déjà de voir la transformation qui prendra forme au cours des prochains mois, et je sais que la communauté étudiante partage cet enthousiasme », a souligné par voie de communiqué Martine Biron, ministre de l’Enseignement supérieur et ministre responsable de la Condition féminine. Elle et Kariane Bourassa, ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air, étaient représentées par Mathieu Rivest.
Cette dernière a déclaré dans un communiqué que « la pelletée de terre que nous réalisons aujourd’hui symbolise bien plus que le début d’un chantier : elle marque l’ouverture d’un espace renouvelé qui servira directement à la santé et à l’épanouissement de toute la communauté. La modernisation de cette piscine offrira aux étudiants et aux citoyens un lieu accessible pour bouger, se dépasser, ou simplement découvrir une nouvelle activité. C’est une avancée concrète qui reflète notre volonté d’encourager de saines habitudes de vie, et de soutenir la jeunesse dans son bien-être ».
Joannie Boilard, du comité citoyen Sauvons notre piscine 2.0, a pour sa part remercié les citoyens de Kamouraska et de L’Islet pour leur « formidable élan d’amour et de solidarité. Vous avez transformé cette vague en un véritable tsunami de mobilisation collective. Ensemble, nous avons sauvé notre piscine ». Plusieurs dignitaires ont souligné le rôle déterminant que le comité citoyen a joué. « Vous avec mis le ciment entre les briques. C’est grâce à vous qu’on s’est mobilisé. Vous avez une très grande place dans cet accomplissement », a mentionné Vincent Bérubé.
« Aujourd’hui, nous voyons le fruit d’un engagement partagé qui dépasse largement les murs de notre institution. La piscine régionale appartient à toute la communauté, et sa rénovation est le reflet de ce que nous pouvons accomplir ensemble. Je tiens à remercier chacune des personnes qui ont cru en ce projet, et qui ont contribué, à leur façon, à le faire avancer. Cette mise en chantier marque le début d’un nouveau chapitre pour le Cégep et pour la région », a conclu Steve Gignac, alors que le président de la Fondation du Cégep de La Pocatière, Réjean Lemieux, a souligné que la contribution de la Fondation, combinée aux autres, vient donner vie au projet. « Cela montre aussi que, lorsque l’on travaille tous ensemble en mettant nos forces en commun, il n’y a plus grand-chose d’impossible. »
