À la suite d’une tragédie qui bouleverse son existence, Esteban, un jeune Barcelonais, quitte sa ville natale pour fuir une réalité devenue insoutenable. Ce qui devait être une simple fuite se transforme progressivement en une quête initiatique qui le conduira de l’Europe aux terres africaines, à la rencontre de paysages, de cultures, et surtout d’êtres humains marqués eux aussi par leurs propres blessures. C’est cette histoire de deuil, d’exil, d’amitié, d’espoir et de reconstruction que Sandro Thornton propose dans son premier roman, Le murmure du papillon blanc.
L’idée d’écrire ce livre est née d’une expérience personnelle. « J’ai toujours aimé créer, j’ai toujours travaillé dans le domaine de la création », explique l’auteur, qui dit avoir lui-même vécu une épreuve traumatique. Cette expérience lui a donné le besoin et l’envie d’écrire, tout en puisant dans un périple qu’il a effectué à travers l’Europe et l’Afrique pour construire son histoire.
Le voyage d’Esteban devient ainsi le cœur du récit. Après avoir fui Barcelone à la suite d’un événement traumatique, le personnage âgé d’une trentaine d’années entreprend un périple sans véritable destination. Au fil de son parcours, il rencontre des personnages qui ont eux-mêmes traversé des épreuves. Ces rencontres le confrontent à sa propre histoire, et l’amènent à remettre en question, et à relativiser ce qu’il a vécu. Elles lui permettent aussi d’entrevoir la possibilité d’une reconstruction.
Une histoire qui prend vie
Pour Sandro Thornton, l’écriture du roman s’est rapidement transformée en véritable aventure. « Quand j’écrivais, le soir, j’écrivais comme on lit un roman », raconte-t-il. Au fil de l’écriture, le personnage principal et son histoire ont progressivement pris leur propre place, jusqu’à devenir, selon l’auteur, « un livre à part entière, une histoire à part entière ».
Le roman comporte également une part de réalité. Certains éléments ont réellement existé, tandis que d’autres ont été imaginés, notamment en ce qui concerne les personnages. Sandro Thornton décrit par ailleurs la construction de son récit comme une « double mise en abyme », où le narrateur raconte l’histoire d’un personnage qui décide lui-même de raconter son histoire.
« Le périple d’Esteban l’amène notamment à traverser une partie de l’Afrique, dont le désert. Mais au-delà du déplacement géographique, c’est un parcours intérieur qui s’amorce. Les personnes rencontrées sur sa route deviennent autant de miroirs qui l’obligent à se confronter à lui-même », précise l’auteur.
Dans ce roman profondément humaniste, le voyage devient le théâtre d’une lente reconstruction. Chacune des rencontres laisse une empreinte sur le personnage, et contribue à faire évoluer son regard sur sa propre épreuve.
Pour découvrir jusqu’où cette quête mènera Esteban, et s’il parviendra à se reconstruire, il faudra toutefois se plonger dans les pages du roman. Le murmure du papillon blanc, disponible dès maintenant en librairie, est lancé officiellement ce jeudi 17 septembre à 17 h au Café Casgrain de Kamouraska, un endroit particulièrement significatif pour Sandro Thornton, puisqu’il s’agit du lieu où il a écrit son roman. L’auteur tiendra également un lancement à Montréal le 29 septembre, et participera par ailleurs aux salons du livre de Montréal et de Québec. Les intéressés peuvent consulter le site web www.sandrothornton.com.

