Le député conservateur de Côte-du-Sud–Rivière-du-Loup–Kataskomiq–Témiscouata, Bernard Généreux, a vivement dénoncé la gestion économique du gouvernement libéral lors d’un échange musclé à la Chambre des communes, accusant Ottawa d’alourdir la dette publique tout en laissant se multiplier les pertes d’emplois au pays, particulièrement au Québec.
Dans une intervention directe, Bernard Généreux a dressé un portrait sévère des politiques économiques mises en place par les libéraux depuis leur arrivée au pouvoir il y a maintenant plus d’une décennie. « Voici la définition de ce premier ministre libéral coûteux : plus d’agences, plus de taxes, plus de dépenses, plus d’argent sur la carte de crédit, plus d’intérêts payés sur la carte de crédit, et plus de pertes d’emplois. Toujours la même chose », a-t-il lancé en chambre.
Le député conservateur estime que les dépenses gouvernementales excessives nuisent à la capacité du pays de créer de la richesse et de maintenir des emplois durables. Selon lui, les difficultés économiques observées actuellement ne sont pas simplement liées au contexte mondial, mais bien à des choix politiques effectués par Ottawa au cours des dernières années. « Tout ce qu’on fait actuellement, c’est de perdre des emplois, Monsieur le Président. Quand est-ce que ce premier ministre va réaliser que ce n’est pas en tirant de l’argent par les fenêtres qu’on va développer l’économie ? », a-t-il ajouté.
Milliers d’emplois perdus
Bernard Généreux a également accusé le gouvernement de tenter de minimiser l’ampleur des difficultés économiques vécues dans plusieurs régions du pays. Il affirme notamment que les chiffres récents sur l’emploi démontrent clairement un ralentissement inquiétant. « Le Canada perd actuellement des emplois par dizaines de milliers tous les mois. Au Québec seulement, 43 000 emplois ont été perdus en avril, portant les pertes d’emplois en 2026 à 91 000, au Québec seulement », a-t-il soutenu.
Selon lui, ces pertes d’emplois reflètent directement les conséquences d’une mauvaise gestion des finances publiques, et d’un climat économique devenu moins favorable aux entreprises. « Ça, c’est de la faute de la gestion libérale. Après ça, comment les libéraux peuvent-ils nous dire que tout va bien ? C’est incroyable, c’est impossible ! », a-t-il poursuivi.
Réponse du gouvernement
Le gouvernement fédéral a toutefois rejeté catégoriquement les accusations formulées par l’opposition conservatrice. Répondant au député, le secrétaire parlementaire du ministre des Finances et du Revenu national et secrétaire parlementaire du secrétaire d’État Ryan Turnbull estime que son gouvernement fait preuve de retenue sur le plan financier.
« Bon, les députés d’en face peuvent chahuter s’ils le veulent, mais d’après le Fonds monétaire international, qui est une sommité en matière d’économie mondiale, le Canada a l’une des positions les plus solides parmi les pays du G7, et nous optimisons cette capacité pour faire des investissements générationnels », a-t-il déclaré.
Cette stabilité financière, selon le gouvernement, permet d’effectuer des investissements importants afin de soutenir l’économie canadienne dans un contexte marqué notamment par les tensions commerciales avec les États-Unis, et les enjeux liés aux tarifs douaniers.
Les libéraux ont d’ailleurs mis de l’avant certaines initiatives économiques récentes pour illustrer leur stratégie, notamment la visite effectuée dernièrement par le premier ministre Mark Carney auprès de l’entreprise Ener Tech qui fait face aux conséquences des tarifs états-uniens dans son secteur d’activité.
