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Course à l’investiture au PLQ : Laurier Michaud veut porter les dossiers de la Côte-du-Sud

Laurier Michaud. Photo : Courtoisie

Candidat à l’investiture du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Côte-du-Sud, Laurier Michaud souhaite faire de son expérience de terrain un levier politique pour défendre les enjeux régionaux. De passage récemment à l’émission En toute liberté, animée par Richard Bossinotte sur les ondes de CHOX-FM, l’ancien policier de la Sûreté du Québec a présenté les grandes lignes de sa vision pour le comté en misant notamment sur la couverture cellulaire, la forêt, l’agriculture, les PME, la santé et les services de proximité.

Âgé de 54 ans, marié depuis plus de 30 ans, père de deux fils et grand-père d’une petite fille, Laurier Michaud affirme avoir longtemps songé à la politique, sans pouvoir s’y engager durant sa carrière policière. Après plus de 30 ans à la Sûreté du Québec, il dit vouloir poursuivre autrement son engagement envers la population.

« J’ai le goût de servir. J’aime le monde, j’aime servir », a-t-il lancé en entrevue. Selon lui, le passage d’un poste de police à un bureau de député repose sur une même logique de proximité. « On est là pour aider les gens. On est là pour les écouter. Les mandats sont différents, mais on est là pour les gens », a-t-il ajouté.

Couverture cellulaire

Natif de Saint-Athanase au Témiscouata, Laurier Michaud connaît bien les réalités des régions rurales. Il a d’ailleurs rapidement abordé le dossier de la couverture cellulaire, qu’il juge prioritaire. « Ce dossier-là me tient à cœur. Que ce soit les gens de Saint-Joseph, Saint-Bruno, Saint-Onésime, Saint-Damase, même en haut de Montmagny, ce n’est pas parfait », a-t-il fait valoir. L’ancien policier estime que l’absence de réseau cellulaire devient un enjeu de sécurité publique, particulièrement lors d’accidents, de disparitions, de situations de violence conjugale ou d’interventions d’urgence. « On est allé sur la Lune en 1969, et on n’est pas capable d’avoir des ondes cellulaires dans le sud de notre belle Côte-du-Sud », a-t-il ironiquement illustré.

Questionné sur les débats entourant l’emplacement de certaines tours cellulaires, notamment à Saint-Denis, Laurier Michaud a soutenu qu’un élu devait écouter la population, et chercher des solutions de rechange lorsque des projets soulèvent des inquiétudes locales. Il dit vouloir développer son propre angle sur ce dossier dans un futur programme, qui serait dévoilé après l’investiture.

Foresterie et agriculture

Le candidat a également abordé la crise forestière. Sans dévoiler toutes ses propositions, à la demande du parti, il a affirmé connaître les difficultés vécues par les producteurs forestiers privés. « J’en fais du bois. Je le sais où ça coûte cher. Je sais ce qui fait qu’il ne reste pas de sous », a-t-il indiqué, en soulignant l’écart entre les revenus des producteurs et le prix payé par les consommateurs pour le bois d’œuvre.

L’agriculture et l’acériculture figurent aussi parmi ses priorités. Laurier Michaud a insisté sur le poids de la paperasse administrative pour les producteurs. Il estime que les programmes d’aide, notamment les demandes liées aux revenus agricoles, peuvent devenir lourds et coûteux à préparer, surtout pour les plus petits producteurs.

« Pour gérer une petite entreprise, que ce soit en agriculture ou en acériculture, la paperasse, c’est trop. Il faut simplifier les choses », a-t-il martelé. Selon lui, un producteur qui travaille toute la journée ne devrait pas être écrasé par les formulaires le soir venu.

Laurier Michaud a aussi lié cet enjeu à celui de la relève agricole. Il estime que le transfert des fermes et des terres à la famille ou à de jeunes producteurs devrait être facilité. Il a appuyé l’idée d’une réflexion plus large sur l’avenir de l’agriculture, dans un contexte où la population vieillit, et où l’occupation du territoire demeure un défi majeur.

Immigration et entrepreneuriat

Sur l’immigration et la main-d’œuvre étrangère, le candidat a plaidé pour une approche régionale plutôt que mur à mur. Il a évoqué des cas de travailleurs bien intégrés, notamment à Saint-Pascal et dans certaines entreprises de la région, qui se retrouvent dans l’incertitude en raison de changements administratifs.

« La réalité de Montréal ou de Laval ne correspond pas à celle de La Pocatière, de Montmagny ou de la Côte-du-Sud en général », a-t-il affirmé. À ses yeux, les régions doivent pouvoir conserver les travailleurs qui contribuent à leur vitalité économique et sociale.

Le développement des PME constitue un autre axe central de son discours. Laurier Michaud estime que la richesse locale passe par les petites et moyennes entreprises, qui permettent de maintenir des services dans les communautés. Il a critiqué certains choix gouvernementaux passés, estimant que des sommes auraient pu être mieux investies dans le soutien aux entreprises régionales.

Santé

En santé, il a reconnu les inquiétudes présentes dans Côte-du-Sud, notamment autour de l’Hôtel-Dieu de Montmagny et de l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière. Il a admis que certaines décisions libérales passées — notamment sous Gaétan Barrette — avaient laissé des traces, mais a rappelé que d’autres périodes avaient permis des gains régionaux, entre autres sous Claude Béchard.

Laurier Michaud dit avoir choisi de se présenter sous la bannière libérale après avoir observé les orientations de Charles Milliard. Il décrit le chef libéral comme un homme de région, et dit vouloir s’inscrire dans cette relance du parti.

« Je m’engage à être déterminé, travaillant, et à défendre nos dossiers de tout mon cœur. Je suis prêt à m’investir et à défendre le comté, même si actuellement, dans les sondages régionaux, le PLQ a un vent de face », a-t-il conclu.

L’investiture du Parti libéral du Québec dans Côte-du-Sud se tiendra le 31 mai à Saint-Jean-Port-Joli. Trois candidats sont officiellement dans la course, soit Laurier Michaud, la mairesse de Saint-Joseph-de-Kamouraska Nancy Saint-Pierre, ainsi qu’un citoyen de Berthier-sur-Mer, Benoît Cloutier.