Fin au réseau des pôles régionaux d’innovation : changement de cap pour celui du Bas-Saint-Laurent

Le pôle régional d’innovation bas-laurentien avait été confirmé en août dernier, sous le règne de l’ex-député libéral Norbert Morin. Photo : Archives Le Placoteux.

La ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Eve Proulx, a mis fin au projet de réseau national des pôles régionaux d’innovation. Toutefois, l’argent octroyé au pôle du Bas-Saint-Laurent demeure, mais celui-ci sera plutôt axé sur l’entrepreneuriat que l’innovation.

Il s’agissait d’un réseau projeté par l’ancien gouvernement libéral. L’argent promis, comme les 400 000 $ par année pour trois ans au Bas-Saint-Laurent demeure, mais les mandataires devront réaligner leurs flûtes.

Au Bas-Saint-Laurent, Développement économique La Pocatière (DELP) agit comme mandataire du Réseau des villes innovantes de l’est du Québec, pour agir comme organisme fiduciaire dans l’administration des fonds qui lui sont confiés. Lorsque la ministre Proulx a montré son hésitation en février, le projet avait mis le développement sur la glace.

« Ça ne remet pas en cause les argents consentis. Nous, on va de l’avant, mais il faut se réaligner. Ce sera davantage axé sur l’entrepreneuriat. Il faut se rasseoir prochainement avec les représentants des services de développement économique des villes membres pour voir comment on ajuste le plan d’action », a dit Joël Bourque, directeur de DELP.

Selon lui, l’objectif porte moins sur l’innovation, mais plus sur l’entrepreneuriat.

« On trouvera certainement des choses à faire pour réseauter et concerter à l’échelle du Bas-Saint-Laurent, pour stimuler l’entrepreneuriat. On va réajuster en fonction de ces nouveaux paramètres, on soumettra ensuite le tout aux autorités compétentes », a ajouté M. Bourque, qui n’avait pas encore engagé de ressources sur ce projet à ce moment-ci.

Marie-Eve Proulx avait confié au journal Le Soleil qu’elle s’était aperçue que le réseau n’avait pas sa raison d’être, car cela allait à l’encontre de la philosophie de son gouvernement, soit de faire du développement par le bas et non par le haut.