Gouvernance locale en santé : Mes soins restent ICI ne lâche pas le morceau

Dre Marie-Ève O. Fromentin et Jean Martin, du comité Mes soins restent ICI. Photo : Archive Le Placoteux.

Le comité de citoyens « Mes soins restent ICI » profite de la consultation lancée par le Parti libéral sur son projet de Charte des régions pour remettre un mémoire à ce parti, mais également à tous les autres partis politiques du Québec.

Déjà quatre ans que la population de la grande région de La Pocatière est descendue dans la rue pour réclamer le maintien des soins et services de proximité à l’Hôpital Notre-Dame-de-Fatima.

Depuis, le comité qui avait initié ce mouvement reste actif et indique que même s’il y a eu quelques améliorations au niveau de certaines spécialités, il y a encore du travail à faire.

C’est surtout sur la gouvernance que le comité ne lâche pas le morceau. Le rétablissement d’une gestion locale imputable devant la population amènerait des avantages pour les usagers, estime-t-on.

« Il y a plusieurs petits points sur lesquels on a des pertes de services et on dit que s’il y avait un gestionnaire local qui avait à cœur les intérêts des patients d’ici et qui les défendrait auprès du CISSS, fort probablement qu’on n’aurait pas besoin d’avoir un comité pour défendre ces intérêts », a dit la Dre Marie-Ève O. Fromentin, porte-parole des professionnels de la santé au sein du comité.

On cite en exemple la réaction du premier ministre François Legault, lorsqu’il y a eu la première vague de COVID-19 et de décès dans les CHSLD. Il avait alors exigé qu’une personne soit désignée comme gestionnaire pour chacun des CHSLD pour une meilleure gestion.

Un remède comparable serait nécessaire pour la région, estime Mes soins restent ICI. Selon Mme Fromentin, il semble y avoir une légère ouverture.

« On sent qu’il y a une certaine mouvance un peu vers une décentralisation, mais c’est tellement lent et difficile d’aller vers autre chose », ajoute la Dre Fromentin.

Le comité souhaite que le sujet soit discuté, surtout en région. Reste que selon ses membres, cela s’applique aussi en ville, où certains petits hôpitaux perdent des services au profit des plus gros.