La fin d’une « absurdité administrative » exigée pour les aînés

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L’ACEF du Grand-Portage exige une révision d’urgence pour les aînés qui ont vu leur Supplément de revenu garanti amputé ou coupé parce qu’ils ont reçu des prestations d’urgence (PCU, PCRE) au plus fort de la pandémie.

Les 65 ans et plus reçoivent leur pension de vieillesse et certains ont accès au Supplément de revenu garanti, si leur revenu est très bas. Plusieurs comblent d’ailleurs les fins de mois en travaillant à temps partiel. C’est ainsi qu’ils ont eu droit en 2020 à la PCU pour compenser ce petit revenu perdu à cause des fermetures de commerces et industries engendrées par la COVID-19.

Chaque année, leur Supplément de revenu garanti est calculé en fonction de leur revenu de l’année précédente. Toutefois, 10 000 $ en revenu de travail n’a pas le même impact que 10 000 $ de PCU. En effet, à titre d’exemple, l’impact d’un revenu de travail habituel de 10 000 $ serait de 104 $ de supplément en moins par mois comparativement à 417 $ de moins par mois si c’est 10 000 $ de PCU.

« La PCU devrait être considérée comme un revenu d’emploi, puisqu’elle est venue combler la perte d’un revenu d’emploi. Un revenu d’emploi fait l’objet de plusieurs exemptions qui visent à favoriser le maintien des personnes âgées en milieu de travail », a dit Félix Gingras Genest, intervenant en défense des droits à l’ACEF du Grand-Portage.

Révision

Il existe d’emblée une procédure qui permet de demander de faire réviser son calcul de Supplément de revenu garanti. Or, il semble présentement que certains aînés reçoivent des réponses différentes selon s’ils ont reçu leurs PCU de l’Agence de revenu du Canada ou de Service Canada.

« Certains doivent insister. Les demandes ne sont pas nécessairement traitées de façon uniforme. On demande la fin de cette absurdité administrative », déplorait M. Gingras Genest.

Le processus est aussi hyper lent, soit jusqu’à 180 jours, ce qui nuit aux aînés plus vulnérables qui ont besoin de ces montants pour payer leurs loyers ou épiceries. Les ACEF demandent donc que toutes les personnes touchées aient droit à une révision, qui serait basée sur le revenu de l’année en cours, que l’information leur soit clairement transmise et que les délais soient plus rapides.

Notons qu’il ne s’agit pas d’un problème de paiement d’impôts sur leurs prestations de PCU, les aînés ayant été avisés, tout comme les étudiants et adultes, qu’ils devaient se garder un montant pour leurs impôts.

L’ACEF est une association de consommateurs et de consommatrices de tous les âges qui se spécialise en trois volets : l’accompagnement budgétaire personnalisé, la défense des droits individuels et collectifs et l’éducation financière par des formations.