Les personnages de Miguel Forest foulent le quai de gare

Miguel Forest lors du passage du train. Photo : Maxime Paradis.

Le train peut recommencer à s’arrêter s’il le désire à Saint-Pascal. Les passagers imaginés par l’artiste en arts visuels Miguel Forest foulent depuis peu le quai de la gare, prêts à embarquer pour un voyage à travers le temps.

Intitulée « Un train vers quelque part », l’exposition de l’artiste de Sainte-Hélène-de-Kamouraska a été inaugurée le 15 juillet dernier en présence du maire de Saint-Pascal Rénald Bernier et du préfet de la MRC de Kamouraska Yvon Soucy. Miguel Forest a bénéficié de l’Entente de développement culturel de la MRC de Kamouraska pour la concrétisation de son projet.

« Un train vers quelque part » présente la silhouette d’une dizaine de personnages tout droits sortis de l’imaginaire de l’artiste et qui auraient très bien pu se trouver sur le quai de la gare entre 1859 et 1983, époque où il était encore possible d’y prendre le train. Chacune des silhouettes représente une décennie d’opération de la gare et emprunte le look vestimentaire et capillaire en vogue à cette même époque. Les personnages sont habillés de photos et de coupures de journaux relatant les événements marquants de leur décennie sur la scène locale, nationale et internationale, comme s’ils apportaient dans leurs bagages les souvenirs de l’histoire.

« J’ai eu l’idée de cette exposition-là en 2019. Je participais à un atelier de dessin à la gare et je trouvais ça plate de constater qu’elle n’était plus utilisée. Je me suis dit que ça serait bien de la meubler de personnages qui attendent le train pour y redonner vie », raconte Miguel Forest.

Exposition permanente

Les personnages ont été installés sur la clôture qui longe le chemin de fer, de part et d’autre de la gare de Saint-Pascal. Un panneau d’interprétation situé à l’extrémité ouest de l’exposition explique chacun des personnages et les images qui les composent.

L’exposition étant permanente, les personnages ont été conçus dans un matériel résistant aux rayons UV. « Je crois qu’ils devraient durer un bon 10 ans », s’est avancé Miguel Forest, qui estime avoir mis entre 70 h et 80 h de travail pour l’ensemble du projet, allant de la recherche de l’information au montage et à la conception de la maquette de chacun des personnages.

Rappelons que la Ville de Saint-Pascal tend depuis 2019 à consolider une vocation culturelle à son ancienne gare patrimoniale. Plusieurs projets culturels et expositions temporaires s’y sont succédé depuis. Le projet de Miguel Forest « Un train vers quelque part » est le dernier en lice à s’inscrire dans cette volonté.