Le nouveau député conservateur de Côte-du-Sud, Frédéric Poulin, entend faire entendre la voix des organismes communautaires de la région à l’Assemblée nationale. C’est du moins l’engagement qu’il a pris récemment lors d’une rencontre avec les représentantes de la cellule locale Montmagny-L’Islet du mouvement Le communautaire à boutte.
Ce dernier, rappelons-le, réclame depuis plusieurs années une amélioration du financement et des conditions de travail dans le milieu communautaire.
Première rencontre
Cette rencontre a permis aux représentantes du mouvement de présenter leurs principales revendications au nouvel élu, tout en lui faisant part des difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement les organismes qui viennent en aide aux populations les plus vulnérables.
Pour Frédéric Poulin, ces préoccupations ne sont d’ailleurs pas nouvelles. Ayant déjà été sensibilisé à cette réalité lors de sa première campagne électorale en 2022, le député constate que la situation a bien peu évolué depuis quatre ans.
« J’étais en campagne en 2022, puis j’arrive en campagne en 2026. Ils ont les mêmes revendications qu’il y a quatre ans. Il y a très peu de choses qui ont changé. Finalement, je serai là pour les supporter. Je l’ai dit tout le long de la campagne de 2022 et pendant celle de 2026. Ce n’est pas parce que je suis élu que ça va changer. Je vais être là pour les supporter, et également supporter leur action », a-t-il déclaré au Placoteux.
Une reconnaissance qui tarde à venir
Au cœur des revendications du mouvement Le communautaire à boutte se trouvent notamment la nécessité d’obtenir un financement gouvernemental suffisant, stable et récurrent, l’amélioration des conditions salariales et de travail, ainsi qu’une meilleure reconnaissance du rôle essentiel joué par les organismes communautaires.
Le mouvement réclame également le respect de l’autonomie des organismes communautaires, et des investissements durables afin d’assurer leur pérennité.
Pour le député de Côte-du-Sud, le travail accompli par ces organismes mérite une attention particulière, considérant leur contribution au mieux-être des communautés locales. « Je pense qu’on leur doit une fière chandelle pour ce qu’ils font dans nos milieux. Ces gens-là ont besoin de reconnaissance et d’attention, et je vais être là pour ça », a-t-il ajouté.
Une porte ouverte
Au-delà de cette première rencontre, Frédéric Poulin affirme vouloir maintenir un dialogue constant avec les représentants du milieu communautaire tout au long de son mandat. « J’ai dit que le mouvement aurait mon appui tout le long du mandat, et que ma porte serait toujours débarrée. Je vais faire ce qu’il faut en fonction de ça », a conclu le député conservateur.
Reste maintenant à voir comment cet engagement se traduira concrètement à l’Assemblée nationale, alors que les organismes communautaires continuent de réclamer des mesures structurantes pour répondre à des besoins qui, eux, ne cessent de se faire sentir sur le terrain.
