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Sans enfants, le monde n’a pas d’avenir

Photo : Wesley Tingey, Unsplash

Les statistiques ne mentent pas. Le taux de fécondité des femmes au Québec est passé de 2,1 enfants par femme (seuil de remplacement de la population) en 1970 à 1,33 en 2024. Le déficit de remplacement est inquiétant. Les femmes ont leur premier enfant autour de 30 ans. La majorité de ces enfants naissent d’unions libres : le Québec est champion de l’union libre. Notre région est une de celles où ce taux est le plus bas, et où les unions libres sont les plus nombreuses.

Quand les enfants disparaissent…

On est loin des grosses familles, où chaque enfant était considéré comme un don de Dieu! Beaucoup de jeunes hésitent aujourd’hui à faire des enfants. Il faut plusieurs années pour terminer ses études, trouver un métier et un logement adéquat. Élever un enfant coûte de plus en plus cher, et exige un investissement personnel de plus en plus long. La vie est difficile, malgré les programmes de soutien aux familles et aux étudiants. Les couples et les familles sont de moins en moins stables, et le travail des femmes a perturbé la vie familiale traditionnelle. L’avenir de la planète et de nos sociétés s’annonce de plus en plus difficile. Autant de raisons qui en font hésiter plusieurs à fonder une famille.

Mais peu importe les conditions, une chose demeure. Comme le rappelait récemment Marc Larouche dans ce journal, si nous ne faisons pas d’enfants, il n’y a pas d’avenir pour l’espèce humaine et pour nos sociétés : autant dire que nous abandonnons le combat. Déjà, la chute drastique des naissances dans nos sociétés occidentales se fait sentir dramatiquement : le nombre de personnes âgées ne cesse d’augmenter : il est déjà de 25 % dans certaines régions. Le nombre de personnes en âge de travailler et de payer des impôts rétrécit sans cesse. Faute de jeunes, nos entreprises manquent de plus en plus de main-d’œuvre, et l’ajout de travailleurs immigrants ne se fait pas sans difficulté. Nos écoles, nos services et nos organisations communautaires, nos villages même dépérissent et disparaissent. Et l’état de notre environnement ne cesse de s’aggraver.

On parle souvent avec nostalgie des années de la Révolution tranquille [1960-1980], mais on oublie que cette renaissance du Québec a été largement portée par la nouvelle génération des jeunes du baby-boom d’après la guerre : en 1968, lors de la révolte étudiante, ils étaient des milliers qui frappaient aux portes des nouveaux cégeps, et réclamaient une place à l’université. Ce sont les jeunes qui font avancer les choses. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont derrière l’intelligence artificielle, et ce sont eux qui pourront répondre aux crises climatiques et écologiques qui risquent de rendre notre planète inhabitable.

Les enfants sont l’espoir

La Nature ne ment pas. Sans enfants, les sociétés humaines ne peuvent survivre. Ce n’est pas pour rien que personne ne peut résister à l’émerveillement que provoque un bébé naissant : il porte en lui l’avenir, le mystère de la Vie sur terre, l’Espoir. Pour que le monde ait encore une chance de survivre à la catastrophe du capitalisme et de ses ravages, il faut des enfants pour relever le défi : ils sont les seuls capables de réaliser ce miracle. Et leur confiance dans la vie est la meilleure garantie de leur réussite.

À nous de leur donner vie, d’en prendre soin, de les préparer et de les soutenir de notre mieux.