L’homme d’affaires bien connu dans la région Sylvain Lemieux réclame davantage de transparence de la part de la Ville de La Pocatière concernant les dépenses consacrées aux loisirs. Le citoyen a récemment déposé une demande officielle d’accès à l’information, afin d’obtenir les documents détaillant la préparation et la composition du budget 2026 de ce service.
Datée du 12 juillet, la lettre a été adressée au responsable de l’accès aux documents de la Ville. Sylvain Lemieux y explique avoir demandé à plusieurs reprises, durant les séances du conseil municipal, que soient rendus publics les détails du budget adopté pour le Service des loisirs. « Chaque fois, il m’a été répondu que cette information n’était pas disponible », écrit-il dans sa demande, estimant que cette réponse soulève des interrogations.
Sa démarche survient quelques mois après le regroupement de La Pocatière, Sainte-Anne-de-la-Pocatière et Saint-Onésime-d’Ixworth. Le budget de 2026 constitue le premier budget de la nouvelle Ville couvrant les trois secteurs. Il totalise 17 033 693 $, dont 2 693 383 $ sont consacrés au poste budgétaire Loisirs et culture.
Comprendre la composition des dépenses
Dans sa demande, Sylvain Lemieux souhaite obtenir le budget détaillé par poste budgétaire, la ventilation des dépenses et des revenus, ainsi que les documents de travail ou les rapports ayant servi à sa préparation. Il réclame également les documents transmis aux membres du conseil municipal lors de l’adoption du budget, de même que toute annexe ou tout tableau permettant d’en comprendre la composition. « Le conseil municipal ne peut adopter un budget de cette importance sans qu’il existe des documents permettant d’en connaître la composition. Les élus doivent disposer d’informations suffisamment détaillées pour exercer leur devoir de décision et de surveillance des finances publiques », précise-t-il.
Si certains documents n’existent pas, il demande à la Ville de le confirmer expressément par écrit. Dans l’éventualité d’un refus, il souhaite connaître les documents visés et les dispositions législatives invoquées pour justifier la décision.
En entrevue avec Le Placoteux, M. Lemieux affirme avoir été favorable au regroupement municipal, notamment parce qu’il espérait que celui-ci permette une gestion plus uniforme des dépenses. « J’étais d’accord pour la fusion, pour avoir une meilleure administration et une meilleure transparence de nos dépenses. Ce n’est pas le cas présentement », soutient-il.
Résident du secteur de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il rappelle qu’avant le regroupement, son ancienne municipalité devait contribuer au financement de certains services de loisirs offerts par La Pocatière. Selon lui, le regroupement devait permettre aux citoyens des trois secteurs d’avoir une meilleure compréhension des décisions budgétaires. « Je suis le seul à parler, mais il y en a plusieurs qui pensent la même affaire. Pour me dire que je n’ai pas raison, sortez-moi les chiffres. Sortez-les, mais bien détaillés ! », ajoute-t-il.
Sylvain Lemieux explique que sa démarche vise l’administration municipale, et non une personne en particulier. Il dit intervenir avant tout comme contribuable souhaitant comprendre l’utilisation des fonds publics.
Dans sa lettre, il prévient que, faute d’une réponse conforme à la Loi, il pourrait exercer un recours auprès de la Commission d’accès à l’information du Québec. La Ville devra maintenant traiter sa demande selon les délais prévus par la législation.
