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Transport collectif et adapté du Kamouraska : Trans-Apte devient Raoul

Denis Martel, stratège en communication, Valérie Provencher, Rémi Pelletier, vice-président du conseil d’administration de Raoul, et Nancy Dubé. Photo : Marc Larouche

Trans-Apte tourne une page de son histoire en adoptant une nouvelle identité et un nouveau mode de fonctionnement. Le service de transport de la MRC de Kamouraska s’appelle désormais Raoul, un repositionnement qui s’accompagne d’un site internet entièrement revampé, d’une image plus moderne, et d’un virage vers un service entièrement offert sur demande.

L’objectif est clair : faire connaître davantage ce service à l’ensemble de la population, et favoriser son appropriation. L’an dernier seulement, Trans-Apte a réalisé près de 10 000 transports collectifs et 17 000 transports adaptés, un volume important que la MRC souhaite voir augmenter avec ce changement d’image.

Pour Nancy Dubé, préfète du Kamouraska, cette transition était devenue incontournable. « Mon Dieu que c’était nécessaire ! Honnêtement, quand je suis revenue dans ma région, je pensais que Trans-Apte était uniquement du transport adapté. Je n’ai appris que tout récemment que c’était aussi un transport collectif et à la demande », dit-elle, convaincue que beaucoup partagent cette méconnaissance. « Ce changement permettra certainement de mieux faire connaître les services, d’autant plus que nous avons une population vieillissante, mais aussi toute une communauté étudiante. »

Ce repositionnement n’est pas qu’esthétique. Il vise à renverser la perception voulant que le service soit réservé aux personnes à mobilité réduite. D’ailleurs, même le slogan a été inversé. Fini « Un transport adapté et collectif ». On dit maintenant « Un transport collectif et adapté », une nuance qui devient centrale pour le service, qui souhaite s’adresser d’abord à l’ensemble de la population.

Un virage attendu

Le maire de La Pocatière, Vincent Bérubé, voit dans ce repositionnement un virage attendu. « Même nous, en tant qu’élus, on n’avait pas la réaction de dire qu’on avait du transport collectif, parce qu’on pensait toujours que Trans-Apte, c’était pour le transport adapté. Maintenant, avec la nouvelle image, le nouveau positionnement, je suis assuré que ça va repositionner cette organisation. Je suis certain qu’il va y avoir une augmentation du volume des demandes. » Le service, qui compte quatre minibus sur le territoire, permet aussi d’effectuer des transferts avec les services des MRC environnantes, une flexibilité essentielle dans un territoire peu densifié.

Au cœur de ce virage se trouve un travail de fond amorcé il y a plusieurs années. La directrice générale de Raoul, Valérie Provencher, rappelle que cette transformation n’est pas née d’hier. De fait, le projet a été initié en 2021. Dès son arrivée en 2020, elle a identifié plusieurs zones grises dans le fonctionnement : politiques séparées, pratiques variables, absence d’un cadre clair.

« Ce travail a mené à la création d’un guide de l’usager, d’une politique de qualité de service, et d’un encadrement administratif plus solide », dit Mme Provencher, insistant sur le financement, fourni en partie par la MRC, qui a permis d’aller au bout de cette démarche. « C’est important de le dire, parce que ça coûte beaucoup de sous. »

Nouveau site internet

Un nouveau site internet revampé, accessible à monraoul.com, joue un rôle central dans ce déploiement. Plus clair, plus complet et simple d’usage, il regroupe l’ensemble des informations nécessaires, ainsi que les modalités d’inscription au service désormais entièrement sur demande. Il remplace un ancien portail vieillissant, difficile à naviguer, et peu représentatif du service offert aujourd’hui.

Pour Nancy Dubé, ce virage s’inscrit directement dans la vitalité des municipalités rurales. « Pour avoir une MRC dynamique, ça passe par le transport collectif et adapté, bien structuré », poursuit celle qui y voit un levier essentiel pour répondre aux besoins de mobilité des jeunes, des travailleurs, des personnes âgées, et de tous ceux qui n’ont pas accès à une voiture. « Oui, on va appeler Raoul. Je vais appeler Raoul, il va venir me chercher. Je trouve ça génial. »