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Au moins trois autres années de recherche sur les oiseaux de rivage au Cégep de La Pocatière

L’enseignant de biologie au Cégep de La Pocatière Yves Turcotte pourra continuer des travaux de recherche sur la migration des oiseaux de rivage grâce à une subvention du FRQNT (Fonds de recherche du Québec- Nature et techonolgies) pour les trois prochaines années, ce dont profiteront les étudiants qui y participent dans le cadre de leurs cours de Techniques de bioécologie.

L’enseignant depuis 30 ans à La Pocatière vient d’ailleurs tout juste de publier un article scientifique en collaboration avec des collègues biologistes. L’article présente les résultats des deux premières années d’échantillonnage (2011-2012) de ses inventaires des oiseaux de rivage.

« Un inventaire structuré et intensif n’avait jamais été fait au Québec sur la migration des oiseaux de rivage fréquentant la rive sud de l’estuaire du St-Laurent », a dit M. Turcotte.

« Un inventaire structuré et intensif n’avait jamais été fait au Québec sur la migration des oiseaux de rivage fréquentant la rive sud de l’estuaire du Saint-Laurent » – Yves Turcotte

Celui-ci, en compagnie de trois autres personnes, a arpenté les rives du fleuve St-Laurent de Saint-Jean-Port-Joli à Saint-Simon au cours de ces deux années pour colliger de façon scientifique toutes ces données. Il a entre autres pu démontrer des liens entre les conditions arctiques et le nombre de jeunes oiseaux. En effet, il a noté une différence importante entre les deux années d’observation au niveau du nombre des jeunes oiseaux. Ils étaient plus abondants lorsque les conditions météo dans les aires de nidification de l’arctique avaient été moins pluvieuses et qu’il y avait plus de lemmings, un petit rongeur, dont le prédateur est le renard arctique.

Il a pu réaliser ses travaux grâce à l’aide financière du FRQNT, d’Environnement et Changement climatique Canada et du Cégep de La Pocatière et du support d’OBAKIR et du comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire.

Marais salé

M.Turcotte participera par ailleurs au Congrès de l’Acfas à l’UQAC du 7 au 11 mai pour aborder l’impact de la largeur des marais salés sur deux espèces en particulier, les bécasseaux minuscules et les bécasseaux à poitrine cendrée. «L’idée est que plus les marais sont larges, plus il y a une possibilité de les observer. Avec les changements climatiques, la force des tempêtes gruge les marais salés. J’ai pu le constater notamment après le passage de la tempête Irène», a dit monsieur Turcotte.

L’enseignait vient par ailleurs d’obtenir la confirmation qu’il obtenait les fonds nécessaires du FRQNT pour poursuivre ses recherches sur les oiseaux de rivage, cette fois avec la télémétrie, c’est-à-dire qu’il pourra suivre les oiseaux avec de la télédétection automatisée grâce à huit tours de surveillance radiotélémétriques installées de Saint-Roch-des-Aulnaies à L’Isle-Verte. Ses travaux sont effectués dans le cadre du projet MOTUS, un vaste programme de suivi des oiseaux migrateurs à l’échelle continentale. Les étudiants en Techniques de bioécologie pourront y participer dans le cadre de leurs cours.