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Un couple qui défie les conventions

Mathieu Rivest et Annie Francœur. Photo : Courtoisie

Le 5 octobre prochain, les Québécois seront appelés aux urnes pour élire leur prochain gouvernement. À quelques mois du scrutin, un couple de la Côte-du-Sud attire l’attention par une situation peu commune. Depuis 2022, Mathieu Rivest représente les citoyens de Côte-du-Sud à l’Assemblée nationale sous la bannière de la Coalition avenir Québec (CAQ). Son épouse, Annie Francœur, est quant à elle directrice du bureau du député fédéral Bernard Généreux.

À première vue, cette réalité pourrait laisser croire que la politique occupe une place centrale dans leur quotidien. Pourtant, lorsqu’ils replongent dans leurs souvenirs, il est d’abord question de musique, de culture, de voyages, d’engagement communautaire… et d’une histoire d’amour qui a commencé bien avant leur implication commune en politique.

Une rencontre fortuite

À la fin des années 1990, Mathieu Rivest est déjà bien connu dans le milieu culturel régional. Directeur du Camp musical St-Alexandre, il fréquente régulièrement le Centre culturel de Rivière-du-Loup, où travaille alors Annie Francœur. À ce moment, elle n’est pas encore directrice générale, mais simple employée.

Leurs premiers échanges sont strictement professionnels. « À l’époque, j’allais souvent au Centre culturel chercher le courrier du Camp musical. Michel Lebel, qui présidait le conseil d’administration du Camp musical, était aussi directeur général du Centre culturel de Rivière-du-Loup, et le camp était fermé l’hiver. Annie répondait donc au téléphone pour le compte du camp, et me transmettait les messages. C’est comme ça qu’on s’est connus », raconte-t-il.

À ce stade de leur vie, chacun poursuit sa route. Tous deux sont engagés dans une autre relation, et rien ne laisse présager la suite des événements. Néanmoins, quelques années plus tard, leurs chemins se croiseront de nouveau.

Mathieu Rivest devient ensuite directeur pédagogique de l’École de musique de Rivière-du-Loup. Un concert consacré au tango est alors en préparation au camp, et l’équipe cherche une personne pour en assurer l’animation. Son choix s’arrête sur Annie Francœur. Avec le recul, Mathieu Rivest reconnaît volontiers que cette initiative allait bien au-delà du simple intérêt artistique. « C’est là que ça a commencé. Nous étions à ce moment tous les deux en période de transition de nos précédentes histoires d’amour », lance-t-il en souriant.

Relancé sur le sujet, il finit par admettre que ce stage représentait incontestablement une occasion en or pour passer davantage de temps avec Annie. Elle lui avait tapé dans l’œil, et c’était réciproque… « J’ai organisé le stage… puis on s’est inscrit tous les deux. » Le reste appartient à leur histoire.

La culture avec un grand C

Rapidement, leur relation se construit autour de la musique et de la culture. À cette époque, Mathieu Rivest multiplie les responsabilités entre le Camp musical St-Alexandre, l’École de musique de Rivière-du-Loup, et plusieurs projets orchestraux qui l’amènent aux quatre coins du Québec. Sa carrière prend également une dimension internationale.

Lors de ses études au Conservatoire de Metz, en France, il développe un important réseau de contacts qui permettra ensuite au Camp musical d’accueillir des orchestres venus d’Europe, d’Amérique du Sud et d’Asie. « Je voulais tout apprendre. Tout ce qui touchait la direction d’orchestre me passionnait », explique-t-il.

Cette année passée en Europe transformera profondément son parcours. Elle ouvrira la porte à de nombreux échanges internationaux qui feront rayonner le Camp musical St-Alexandre pendant plusieurs années. « On recevait des jeunes du Brésil, de la Chine, de partout dans le monde. Une année, on les accueillait ici; l’année suivante, on allait jouer chez eux. » Pour lui, ces échanges représentaient bien plus que de simples projets musicaux. « On amenait notre région partout où on allait. Les jeunes repartaient avec des souvenirs incroyables de Saint-Alexandre et du Québec. »

Le pari audacieux avec Loco Locass

Au milieu des années 2000, Mathieu Rivest lance un projet qui sort complètement des sentiers battus. Son idée est simple : réunir un orchestre symphonique et un groupe de musique populaire. Aujourd’hui, ce type de collaboration est fréquent. À l’époque, il s’agit d’une véritable innovation. Le projet prend donc forme avec Loco Locass, et connaîtra un important rayonnement. Il fera notamment l’objet du documentaire Symphonie Locass, et sera présenté aux Francofolies de Montréal.

« À ce moment-là, personne ne faisait ça. Les orchestres symphoniques regardaient la musique populaire de très haut. Nous, on voulait créer un pont entre les deux mondes », se rappelle Mathieu Rivest.

Cette première expérience ouvre ensuite la voie à plusieurs autres collaborations avec Louis-Jean Cormier, Damien Robitaille, Chloé Sainte-Marie, Claire Pelletier, le Boogie Wonder Band et plusieurs autres artistes. À une époque où les spectacles symphoniques avec des artistes de musique populaire étaient encore rares, le Camp musical St-Alexandre devient un véritable laboratoire de création.

Avec le recul, Mathieu Rivest estime que cette période a largement contribué à façonner le politicien qu’il est devenu. « Ce travail-là, de chef d’orchestre, et le travail que je fais aujourd’hui, de rassembler le monde sur un projet commun et de réussir quelque chose de beau, pour moi, c’est la même chose. Je revis la même idée de rassembler du monde dans notre milieu tout en bâtissant quelque chose. »

Une chevaleresque demande en mariage

L’un des plus beaux chapitres de leur histoire s’écrit toutefois à l’autre bout du monde. En décembre 2008, l’Harmonie des Cascades — dont fait partie Mathieu — effectue une tournée en Chine. Lors d’un spectacle présenté devant 4000 spectateurs, il décide de poser un geste qu’Annie n’oubliera jamais. Au son du Beau Danube bleu, il descend de la scène, traverse la foule, et va chercher celle qui partage alors sa vie. Après quelques pas de danse, il s’agenouille et lui fait la grande demande. « Je suis allé la chercher parmi les 4000 Chinois. Je l’ai amenée sur scène, on a dansé… puis je lui ai demandé sa main. »

Mathieu Rivest demandant la main d’Annie Francœur en Chine. Photo : Courtoisie

Pour Annie Francœur, la surprise est totale. « Je pensais qu’il allait simplement m’inviter à danser, comme il le faisait dans les autres spectacles avec des femmes du public. Je n’en croyais pas mes yeux… ni mes oreilles. J’étais complètement surprise », dit-elle.

Le secret avait par ailleurs été soigneusement gardé. Mathieu Rivest avait même demandé la main d’Annie auprès de son père avant leur départ pour la Chine, comme la tradition l’exige.

« Tout le monde était au courant… sauf moi », ajoute-t-elle en riant.

Un mariage à l’image de leur parcours

Quelques mois plus tard, les préparatifs du mariage s’amorcent. Prévue en 2010, la cérémonie est toutefois reportée d’un an après l’annonce d’une grossesse qui se soldera par la naissance de leur fils, Charles. Le couple se marie finalement en septembre 2011 à l’église de Saint-Alexandre-de-Kamouraska. La cérémonie est dirigée par Mgr Joseph-Yvon Moreau, alors évêque du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et ami de la famille. À ce moment, Annie a perdu son poste de directrice de bureau du député conservateur Bernard Généreux, à la suite de sa défaite aux élections fédérales de 2011 par seulement neuf voix…

Comme une évidence, la réception se déroule au Camp musical St-Alexandre. Près de 250 invités prennent part aux célébrations qui s’échelonnent sur toute une fin de semaine. « C’était deux jours et demi de fête », résume Mathieu Rivest.

À ce moment-là, rien ne laisse encore présager que les deux amoureux vivront plus tard une situation bien particulière dans le paysage politique de la région.

Mathieu Rivest demandant la main d’Annie Francœur en Chine. Photo : Courtoisie

Du Camp musical aux banquettes de l’Assemblée nationale

Au début des années 2010, pendant qu’Annie Francœur entreprend sa carrière politique auprès du député conservateur Bernard Généreux, lui poursuit son engagement dans le milieu culturel, où il consacre l’essentiel de son temps au développement du Camp musical St-Alexandre. La politique, pourtant, n’est jamais bien loin.

À titre de directeur général, Mathieu Rivest passe une bonne partie de son temps à défendre les intérêts de l’institution auprès des différents gouvernements. Chaque projet d’agrandissement, chaque initiative internationale ou artistique nécessite des démarches auprès des ministères et des élus. Rapidement, il découvre que le succès d’un projet ne repose pas uniquement sur sa qualité, mais aussi sur la capacité de convaincre les décideurs. « Oui, on rencontrait les députés chaque année, puis moi, je défendais bien des affaires au niveau de la culture pour le camp, parce qu’il y avait une problématique d’historicité dans le financement du camp musical », explique-t-il.

Au fil des ans, il apprend à naviguer dans les rouages de l’État. Les rencontres se multiplient avec des députés, des ministres, des sous-ministres et des fonctionnaires. Bien qu’il ne soit pas lui-même engagé en politique partisane, il développe une compréhension de plus en plus fine du fonctionnement de l’appareil gouvernemental. « Tu réalises que peu importe le parti, si ton dossier est bon et que tu arrives préparé, les gens t’écoutent. »

Parmi les élus qui marquent son parcours figure notamment le ministre libéral Claude Béchard. Les deux hommes ne partagent pas les mêmes convictions politiques, et pourtant, une relation de confiance s’établit entre eux autour du développement culturel et régional. Au décès de Claude Béchard en 2010, Mathieu Rivest reçoit même un appel auquel il ne s’attend absolument pas. On souhaite lui transmettre une dernière volonté. « J’ai reçu un coup de téléphone de son chef de cabinet. Il m’a dit : “Vous êtes cité dans les écrits de M. Béchard. Il souhaitait que vous organisiez la musique de ses funérailles.” Ça m’a profondément touché. J’en ai encore des frissons. » Encore aujourd’hui, ce souvenir demeure particulièrement émotif. « Ça dépasse complètement la politique », dit-il.

Bernard Généreux

À la même époque, un autre élu joue un rôle important dans son parcours : Bernard Généreux. Bien avant de représenter la circonscription à Ottawa, Bernard Généreux est maire de La Pocatière. Lorsque le Camp musical traverse une période plus difficile, il accepte de siéger au conseil d’administration afin de contribuer à son redressement. « Bernard a été au conseil d’administration du Camp musical avant même qu’Annie travaille pour lui », rappelle Mathieu Rivest.

En 2009, Bernard Généreux remporte l’élection partielle déclenchée après le départ de Paul Crête vers la politique provinciale. Annie accepte alors de joindre son équipe.  Une année et demie plus tard, la vague orange balaie le Québec. Après un recomptage judiciaire, Bernard Généreux est finalement défait par François Lapointe. Du même souffle, Annie Francœur perd ses fonctions. Le détour sera toutefois temporaire. En 2015, Bernard Généreux reprend son siège à la Chambre des communes, et Annie retrouve son poste. Depuis, elle est devenue l’une des plus proches collaboratrices du député, plus précisément son bras droit.

Bernard Généreux et Annie Francœur. Photo tirée de Facebook

La politique lui parle

Pendant ce temps, Mathieu Rivest poursuit son travail au Camp musical. Pourtant, une idée ne cesse de grandir dans son esprit. Faire un jour de la politique active. Cette conviction ne naît pas du jour au lendemain. Elle remonte à son enfance. Dans sa famille, les discussions politiques occupent une place importante. Son grand-père, agronome, est impliqué au sein de l’Union catholique des cultivateurs. Les enjeux agricoles, le développement régional et l’avenir du Québec font partie des conversations familiales.

Jeune, il adhère sincèrement au projet souverainiste. Il votera même Oui en 1995… « J’étais membre du Parti québécois », raconte-t-il. Pendant ce temps, une nouvelle formation attire son attention. L’Action démocratique du Québec de Mario Dumont. Même s’il demeure membre du Parti québécois, Mathieu Rivest suit avec intérêt cette nouvelle offre politique qui bouleverse le paysage québécois. Il se retrouve même au cœur de la célèbre soirée électorale de 2007 à Rivière-du-Loup, où l’ADQ passe près de prendre le pouvoir.

Mario Dumont est déjà une connaissance par l’entremise de la femme de ce dernier, Marie-Claude Barette, alors directrice de l’École de musique de Rivière-du-Loup. Sans l’avoir voulu, Mathieu Rivest apparaît en plein écran pendant une bonne partie de la soirée.

« J’étais le premier en avant, les bras dans les airs. Mon téléavertisseur n’arrêtait pas de sonner. Mes amis me voyaient à la télévision et me demandaient ce que je faisais là. »

Il insiste toutefois sur un point. Sa présence ne signifiait pas qu’il militait pour l’ADQ. Ce qui le fascinait, plutôt, c’était l’émergence d’une nouvelle façon de faire de la politique. Il connaît Mario Dumont personnellement, et observe avec curiosité cette vague qui bouscule les partis traditionnels. Au fil des années, sa réflexion évolue. Le vieux clivage fédéraliste/souverainiste ne lui parle pratiquement plus. Peu à peu, il se sent moins en harmonie avec le parti auquel il s’était identifié auparavant. « Je me sentais orphelin politique », résume-t-il.

C’est dans ce contexte que l’arrivée de François Legault et de la Coalition avenir Québec retient son attention. Pour la première fois depuis longtemps, il a l’impression qu’une formation politique rejoint plusieurs des valeurs qui l’ont toujours animé : le développement des régions, le pragmatisme, la culture, et le désir de faire avancer les projets plutôt que les débats.

Cette impression deviendra bientôt une conviction… et changera complètement le cours de sa vie.

Vingt-quatre heures pour dire oui

L’occasion se présente finalement à l’été 2022. À la suite du départ surprise de la députée Marie-Eve Proulx, la Coalition avenir Québec doit rapidement trouver un candidat pour représenter Côte-du-Sud. Après avoir consulté plusieurs personnes de la région, le parti converge naturellement vers Mathieu Rivest; un nom cité cinq fois par certaines personnes influentes du comté.

Le téléphone sonne. Au bout du fil, l’organisatrice en chef de la CAQ, Brigitte Legault, lui annonce qu’il dispose d’à peine vingt-quatre heures pour prendre sa décision. S’il accepte, il devra immédiatement se rendre à Québec pour entreprendre les démarches liées à sa candidature.

La décision est loin d’être simple. Le Camp musical St-Alexandre s’apprête alors à célébrer son 50e anniversaire, un événement préparé depuis plusieurs années, et auquel Mathieu Rivest tient profondément. Quitter l’organisation à ce moment précis lui apparaît presque impensable.

Après une courte réflexion et plusieurs discussions avec ses proches, il accepte finalement de relever le défi, à la condition de pouvoir être présent aux célébrations du cinquantenaire du Camp musical. Quelques semaines plus tard, il est élu député de Côte-du-Sud, tournant ainsi une page de près de vingt-cinq ans au Camp. Il sera élu aisément, avec une forte majorité…

Une anecdote révélatrice

Pendant les vingt-quatre heures dont dispose Mathieu Rivest pour accepter ou refuser l’offre de la CAQ, Annie Francœur reconnaît qu’elle pense d’abord à ce que cette décision changera dans sa propre vie. Elle le dit avec beaucoup de franchise : « Avec du recul, je vais te dire que j’ai beaucoup pensé à moi face à cette décision-là qu’il allait prendre. Je n’ai presque pas dormi pendant ce laps de temps », raconte-t-elle.

Elle précise cependant que ce n’est pas par égoïsme, mais bien parce qu’elle occupe déjà un poste très visible comme directrice du bureau de Bernard Généreux. Elle anticipe immédiatement les réactions, et les questions que soulèvera le fait que son conjoint devienne candidat d’un autre parti politique, voire député de Côte-du-Sud. Finalement, ses craintes se réalisent…

Elle se souvient notamment d’un déplacement à L’Isle-aux-Grues avec Bernard Généreux, après que Mathieu ait été élu. Au retour, trois hommes prennent place sur la banquette arrière du véhicule, sans réaliser que l’épouse du député de Côte-du-Sud est assise devant. Convaincus d’être entre eux, ils entreprennent une discussion peu flatteuse au sujet de Mathieu Rivest, en le traitant notamment de clown. « Ils ne faisaient pas le lien. Ils ne savaient pas que j’étais sa conjointe », raconte Annie Francœur au Placoteux.

Après quelques minutes, elle finit par se retourner et dit : « Le “clown”, c’est mon mari », visiblement dérangée par les propos des trois hommes. Le silence, voire le malaise, s’installe instantanément dans l’habitacle.

Une fois arrivée à destination, Annie décide toutefois d’aller retrouver les trois individus. Sans élever le ton, elle leur rappelle qu’ils ont parfaitement le droit de ne pas partager les opinions politiques de son conjoint, mais qu’il existe une différence entre critiquer un élu et s’attaquer à sa personne.

« Vous avez le droit de ne pas aimer Mathieu. Vous avez le droit de voter pour qui vous voulez. Mais si on avait parlé de votre femme comme vous l’avez fait de mon mari, vous auriez probablement réagi vous aussi de la même manière », leur dit-elle. Les trois hommes s’inclinent devant l’argumentaire d’Annie Francœur, et s’excusent rapidement comme de bons gentilshommes.

Avec le recul, elle insiste sur le fait qu’il s’agit d’un épisode exceptionnel. L’anecdote illustre néanmoins une réalité que vivent plusieurs familles d’élus : derrière les débats politiques se trouvent aussi des conjoints, des enfants, et des proches qui en subissent parfois les contrecoups.

Garder l’équilibre

Malgré leurs responsabilités politiques respectives, Mathieu Rivest et Annie Francœur disent avoir trouvé un équilibre qui leur permet de préserver leur vie de couple. Pour eux, la politique demeure un travail, et non une identité qui envahit leur quotidien. « On ne se couche pas fâché à cause de la politique », résume-t-elle avec le sourire.

Le couple reconnaît toutefois que le plus grand défi n’est pas tant du côté politique que le manque de temps. Les soirées, les fins de semaine et les événements publics occupent une place importante dans leur agenda. « Se trouver du temps ! », répond spontanément Annie Francœur lorsqu’on lui demande quel est leur principal défi.

Les moments passés ensemble sont donc précieux, d’autant plus que son accident de voiture l’a amenée à revoir ses priorités. « Je vois ça comme un signe, de ralentir un peu », confie-t-elle. Aujourd’hui, tous deux cherchent avant tout à préserver un équilibre entre leurs engagements publics et leur vie personnelle, convaincus qu’il est essentiel de continuer à se retrouver en dehors des obligations politiques.

Le 5 octobre prochain, Mathieu Rivest sollicitera un autre mandat. Reste à voir si les électeurs de la Côte-du-Sud lui referont confiance, ou s’ils préféreront voter pour un autre candidat. Quoi qu’il en soit, c’est la tête haute que le député sortant se présentera devant ses électeurs, fier de son bilan. « Je suis convaincu que je n’aurais pas pu faire plus pour le comté, dans ma présence et dans l’attention que je lui ai donnée. Je reviens sur le mot bienveillance. Je pense avoir eu ça en dedans de moi. On avait besoin de ça ! », conclut-il.

Annie Francœur et Mathieu Rivest. Photo tirée de Facebook