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Un trottoir à 300 000 $

Tous les intervenants s’entendent sur la nécessité de construire un trottoir pour faciliter l’accès à la Caisse de l’Anse de La Pocatière à son nouvel emplacement de l’Avenue Industrielle. Photo : Archives Le Placoteux

Le trottoir projeté, qui doit permettre aux utilisateurs d’accéder aux nouveaux locaux de la Caisse populaire de l’Anse de La Pocatière sur la route 132, ne sera pas donné. Selon le maire de La Pocatière, Vincent Bérubé, la construction de l’ouvrage d’à peu près 800 mètres est estimée à 300 000 $.

« Oui, c’est beaucoup, et nous sommes à regarder les manières de réaliser ce projet. Le trottoir n’est pas très long, mais faire sortir tous les équipements et toutes les choses pour une moins longue portion, ça coûte aussi cher qu’un kilomètre, dit le maire. Vous savez, pour certains projets des municipalités au Québec, les coûts sont quelquefois assez importants. Je me rappelle, à Longueuil, pour une lumière à une intersection, ça a coûté plus d’un million $. »

Plus que tout, il y a des enjeux de sécurité. « Souvent, ce sont des personnes âgées qui se déplacent à la Caisse. Et il n’y a pas que cette portion de trottoir. Il faut que les gens puissent s’y rendre à partir de la côte, qui n’est pas nécessairement facile pour des personnes aînées. Je pense qu’il y a une bonne réflexion au-delà du trottoir à faire à ce sujet », explique M. Bérubé.

Changement de configuration

Lorsque la caisse était sur la 4e Avenue, la question de l’accès sécuritaire ne se posait pas, l’édifice étant aux abords de la rue, déjà munie de trottoirs. Or, le tronçon de l’avenue Industrielle où se trouve la nouvelle caisse, une zone où la circulation automobile est importante, n’est équipé d’aucune infrastructure piétonnière.

La Caisse s’est déjà engagée à construire un trottoir sur sa propriété. Le directeur général, Étienne Martel-Octeau, a réitéré son désir au Placoteux. Toutefois, une entente devra être prise avec la Ville, à savoir qui paie quoi. Pour le maire Bérubé, l’institution financière devra assurément participer.

« C’est sûr que nous, on a compté nos chiffres, on voit ce qu’il en est, et on va assurément discuter avec la Caisse, à savoir comment on peut orienter ça afin que ce soit réaliste pour tout le monde. Au niveau financier, l’impact est assez important. »

Étienne Martel-Octeau confirme avoir rencontré M. Bérubé, de même que le directeur général de la Ville de La Pocatière. « Ensemble, nous avons travaillé à identifier la meilleure solution pour assurer une accessibilité piétonnière adéquate à la Caisse. La Caisse de l’Anse de La Pocatière est bien entendu ouverte à collaborer et à participer au projet. À ce stade, nous n’avons pas encore arrêté de décision sur un projet formel, mais il y aura assurément un accès piétonnier permettant de se rendre à la Caisse », conclut-il.