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Un soulagement historique pour le Kamouraska : Québec reconnaît officiellement la réalité des terres protégées par les digues et les aboiteaux

Donald Martel, Mathieu Rivest et Bernard Drainville. Photo : Bureau de Mathieu Rivest

Le gouvernement du Québec vient d’offrir un vent d’air frais au milieu agricole de la Côte-du-Sud en annonçant un ajustement majeur au régime transitoire des zones inondables, des rives et du littoral.

Lors d’un passage remarqué au congrès de l’UPA, les ministres Donald Martel (Agriculture, Pêcheries et Alimentation) et Bernard Drainville (Environnement) ont confirmé que les terres agricoles protégées par des digues et des aboiteaux seront désormais reconnues comme des terres en milieu terrestre lorsque ces infrastructures sont fonctionnelles.

Cette décision, attendue depuis des années dans le Kamouraska, tient compte des réalités régionales et de l’histoire agricole particulière du secteur. Producteurs et élus rappelaient que depuis 2022, l’application uniforme du régime transitoire ne reflétait pas la présence d’ouvrages historiques qui protègent efficacement plusieurs des terres les plus fertiles de la région.

« Par le travail de mes collègues à l’Agriculture et à l’Environnement, notre gouvernement souligne aujourd’hui une avancée historique pour notre milieu. Il est évident que la levée du moratoire et les changements annoncés par notre gouvernement permettront à nos agriculteurs de poursuivre leurs activités agricoles avec plus de prévisibilité et moins de tracas, au bénéfice du développement de la Côte-du-Sud. Je me réjouis de cette nouvelle attendue depuis des décennies par le Kamouraska ! Cette signature distinctive fait partie de notre patrimoine, et nous devons collectivement saluer cette annonce importante », déclare Mathieu Rivest, député de Côte-du-Sud.

Effets concrets

Concrètement, les terres situées derrière une digue ou un aboiteau fonctionnel ne seront plus soumises aux contraintes supplémentaires imposées aux zones littorales. Toutefois, si une infrastructure cesse d’être fonctionnelle, les règles du littoral seront automatiquement rétablies, afin d’assurer une gestion cohérente et sécuritaire du territoire.

Dans le Kamouraska, où les aboiteaux longent sept municipalités riveraines, et ont été entièrement reconstruits par le MAPAQ entre 1970 et 1986, la nouvelle est reçue comme un véritable tournant. Le milieu agricole espère maintenant une simplification de certaines pratiques, notamment l’épandage automnal et diverses exigences administratives.

La préfète élue de la MRC de Kamouraska, Nancy Dubé, a tenu quant à elle à rappeler l’importance historique et identitaire des aboiteaux pour la région. Sa réaction traduit à la fois la fierté et le soulagement du milieu agricole. « L’annonce est porteuse d’espoir, dans l’attente du règlement adopté. Nous remercions la précieuse collaboration avec le député Mathieu Rivest dans ce dossier, qui nous a permis de faire valoir nos particularités régionales. Les aboiteaux sont uniques au Kamouraska ; ils existent bien, et ils ont contribué à l’occupation et à la vitalité du territoire depuis plus de 150 ans. Il s’agit d’une immense fierté pour nous, et d’un soulagement pour nos producteurs agricoles », conclut-elle.