Un nouveau portrait publié par l’Institut de la statistique du Québec révèle que 45 % des personnes ayant reçu un premier diagnostic de cancer en 2013 ou en 2014 étaient toujours vivantes en 2024. Selon l’Enquête québécoise sur la vie dix ans après un diagnostic de cancer, la moitié d’entre elles jugent aujourd’hui leur état de santé excellent ou très bon, tandis qu’environ 33 % l’estiment bon. L’étude, menée auprès de 13 070 adultes, permet de mieux saisir les effets durables du cancer et de ses traitements.
« Dix ans après leur diagnostic, 68 % des personnes n’ont présenté ni anxiété ni symptômes dépressifs dans le mois précédant l’enquête », indique l’enquête, qui nuance toutefois ce constat positif en rappelant que beaucoup vivent encore avec des séquelles physiques ou des contraintes de santé.
Selon l’étude, 95 % des répondants ont reçu au moins un traitement contre le cancer au cours de la dernière décennie. De ce nombre, près de 46 % conservent une ou plusieurs séquelles permanentes.
Les répercussions s’étendent aussi au marché du travail. On lit que 53 % des personnes occupant un emploi au moment du diagnostic ont subi des répercussions sur leur travail en raison du cancer ou de son traitement.
L’accès aux soins demeure globalement élevé. L’étude observe que 91 % des répondants ont eu accès à un médecin au cours de l’année précédant l’enquête et 71 % ont pu discuter de leur maladie avec un professionnel de la santé. Source : Institut de la statistique du Québec
