Le hockey mineur reprendra toute la place au cœur de l’hiver dans la région, alors que la 48e édition du Tournoi provincial de hockey Pascot se mettra en branle du 15 au 18 janvier, aux arénas de Saint-Pascal et de La Pocatière. Un rendez-vous sportif bien enraciné qui, année après année, transforme le Kamouraska en véritable carrefour du hockey amateur québécois.
Pendant quatre jours, 28 équipes se disputeront un total d’une soixantaine de parties dans cinq catégories, soit M13 D1 Relève, M15 D2, M18 D2, M18 B et M18 A. Un programme chargé, à la hauteur d’un tournoi qui a pris de l’ampleur au fil des décennies, et qui s’est imposé comme un incontournable du calendrier hivernal pour plusieurs organisations scolaires et civiles.
« On parle de 60 matchs répartis sur quatre jours, avec des équipes provenant des quatre coins du Québec. C’est une grosse machine à faire rouler, mais ça vaut vraiment la peine », note le président du tournoi, Pierre-Luc Massé, manifestement fébrile à l’approche du coup d’envoi.
Le Tournoi Pascot, c’est aussi une impressionnante mobilisation humaine. Si l’événement repose entièrement sur le bénévolat, l’organisation n’a rien d’improvisé. « On est une douzaine de personnes au conseil d’administration, et on peut compter sur une très belle équipe de bénévoles. On travaille pratiquement à l’année. On a commencé à préparer l’édition 2026 dès le mois de septembre », explique M. Massé. « C’est du travail, mais c’est le fun. L’esprit d’équipe est là. »
Retombées importantes
Au-delà de la glace, les retombées se font sentir partout dans la région. Avec environ 15 joueurs par équipe, accompagnés de parents et d’entraîneurs, ce sont des centaines de visiteurs qui convergeront vers Saint-Pascal, La Pocatière et les environs. « Si tu fais le calcul, on parle facilement d’une cinquantaine de personnes par équipe. Multiplie ça par 28, ça fait beaucoup de monde », explique le président du tournoi.
Restaurants, hôtels, stations-service et commerces profitent directement de cet achalandage hivernal. « Tout le monde en bénéficie. Les équipes couchent à l’hôtel, mangent dans les restaurants de la région. Il y en a même qui logent jusqu’à Rivière-du-Loup. C’est certain que ça génère des retombées économiques importantes », insiste-t-il.
Avec le temps, la formule du tournoi a évolué. Fini l’hébergement des joueurs dans les familles, une pratique courante il y a quelques décennies. « Quand j’étais jeune, les équipes de l’extérieur dormaient chez des gens du coin. Aujourd’hui, ça n’existe presque plus. Les équipes sont à l’hôtel, comme partout ailleurs. C’est la réalité du hockey moderne », observe Pierre-Luc Massé.
L’événement a aussi grandi physiquement, passant d’un tournoi concentré uniquement à Saint-Pascal à une organisation répartie sur deux arénas. « À l’époque, on faisait une trentaine de matchs à Saint-Pascal. En ajoutant La Pocatière, le nombre de parties et d’équipes a pratiquement doublé. Le tournoi a vraiment pris de l’ampleur », explique-t-il.
Le caractère provincial de l’événement demeure par ailleurs une de ses grandes forces. Des équipes du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de Montréal et de plusieurs autres régions seront de la partie. « Certaines équipes reviennent année après année, parfois avec trois équipes dans différentes catégories. Ils aiment venir ici », note le président.
Cette fidélité dépasse le simple cadre sportif. « Il y a des gens qui découvrent la région à l’occasion du tournoi, et qui reviennent plus tard, l’été, en vacances. Le tournoi, c’est aussi une vitrine touristique », ajoute-t-il.
Des souvenirs impressionnants
Pour la population locale, le Tournoi Pascot a longtemps représenté bien plus qu’une suite de matchs. « Quand j’étais jeune, c’était un vrai rassemblement. Les arénas étaient pleins, surtout pour les matchs du soir. Jouer devant une salle comble à Saint-Pascal, c’est impressionnant, tu t’en souviens toute ta vie », raconte Pierre-Luc Massé, visiblement nostalgique.
Cet esprit de communauté demeure bien vivant. « On revoit souvent les mêmes entraîneurs, surtout dans les programmes scolaires. Ce sont souvent des profs d’éducation physique. On finit par se connaître, par créer des liens. C’est ça aussi la beauté du tournoi », conclut-il, convaincu que la 48e édition s’inscrira dans la lignée des grands moments de l’histoire du Pascot.
