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Le PQ toujours sans candidat en Côte-du-Sud : Michel Forget précise le processus

Michel Forget. Photo : Archives Le Placoteux

À près de trois mois du déclenchement attendu des prochaines élections provinciales, le Parti québécois n’a toujours pas officiellement de candidat dans la circonscription de Côte-du-Sud, une situation qui soulève certaines questions sur la scène politique régionale. Le président de l’association péquiste locale, Michel Forget, affirme toutefois que le processus suit son cours, et que l’intérêt pour le parti est bien réel.

Ancien candidat lui-même sous la bannière du Parti québécois, Michel Forget explique que le mécanisme menant à une investiture est désormais très structuré, et entièrement piloté par les instances nationales du parti. « Dans le processus pour qu’une personne puisse être candidate à une investiture, il y a plusieurs étapes », a-t-il expliqué au Placoteux.

Toute personne intéressée doit d’abord remplir un dossier comprenant un questionnaire en ligne, présenter une lettre de motivation, un curriculum vitæ et parfois des lettres d’appui. Le parti procède ensuite à différentes vérifications, notamment concernant les antécédents judiciaires et la présence sur les réseaux sociaux.

Les candidatures sont ensuite analysées par la Commission nationale des candidatures qui peut décider de mettre fin au processus, ou de permettre au candidat potentiel de poursuivre vers une entrevue avec les ressources humaines du parti. « La commission des candidatures finalise le tout, et autorise ou pas une personne à aller en investiture », a résumé le président de l’association locale.

Michel Forget insiste également sur le fait qu’une personne ne peut même pas affirmer publiquement qu’elle aspire à devenir candidate tant qu’elle n’a pas reçu l’autorisation officielle du parti, ce qui est également le cas pour lui. « Tant qu’une personne n’y est pas autorisée, elle ne peut même pas dire qu’elle est candidate à une investiture », a-t-il rappelé.

Le président précise toutefois que toutes ces décisions relèvent du palier national, et non des associations locales ou régionales. « Ça passe au national. Ce n’est pas le régional qui décide », a-t-il souligné. Dans certaines circonscriptions, comme Rimouski et Rivière-du-Loup, plusieurs personnes sont actuellement en processus, ce qui pourrait mener à des courses à l’investiture.

Vent favorable

Malgré l’absence de candidat officiel dans Côte-du-Sud pour le moment, Michel Forget affirme sentir un vent favorable pour sa formation politique dans la région. « Il y a plusieurs personnes qui suivent le processus », a-t-il mentionné, laissant entendre qu’un intérêt concret existe actuellement en coulisses.

L’ancien candidat péquiste dit également percevoir pour la première fois depuis longtemps, localement, un enthousiasme plus marqué autour du Parti québécois. Sans dévoiler de noms ni confirmer ses propres intentions, il affirme sentir que « le PQ a le vent dans le dos » dans Côte-du-Sud, un contexte qui pourrait expliquer l’intérêt observé autour d’une éventuelle candidature.

Lutte à trois

Selon les dernières données du site de projection électorale Québec 125, le Parti québécois a repris les devants avec 29% des intentions de vote. Le Parti conservateur d’Éric Duhaime suit en deuxième position avec 25 %, suivi de près par la Coalition avenir Québec qui récolte 24 %. Le Parti libéral est quant à lui en quatrième position avec 14 %, tandis que Québec solidaire ferme la marche avec 6 %.