Le mois d’avril a été nettement plus actif qu’à l’habitude sur le plan des incendies de végétation au Québec. Selon la SOPFEU, 76 feux ayant affecté la forêt ont été recensés, soit une trentaine de plus que la moyenne des dix dernières années, établie à 45,3 feux. La superficie brûlée atteint 43,8 hectares, comparativement à une moyenne de 27,4 hectares.
Tous les incendies survenus depuis le début de la saison sont d’origine humaine. Une longue période sans pluie, causée par une crête anticyclonique à la troisième semaine d’avril, explique en grande partie cette hausse. Plus de 90 % des feux se sont déclarés entre le 21 et le 29 avril. Les vents soutenus ont également aggravé la situation, provoquant notamment des chutes de branches, et onze incendies liés à des bris de fils électriques.
Comme chaque printemps, les feux se concentrent dans le sud de la province, là où la neige a complètement disparu. Les activités humaines en demeurent la principale cause. Le brûlage de rebuts végétaux, lié au nettoyage printanier des terrains, est responsable à lui seul de 28 incendies. Douze autres sont attribuables à des articles de fumeurs, notamment des mégots jetés au sol, tandis que dix incendies ont été déclenchés par des feux de récréation.
La SOPFEU rappelle que le printemps est une période particulièrement à risque en raison de la présence de végétaux secs et hautement inflammables. L’organisme invite la population à redoubler de prudence, et à privilégier des solutions sécuritaires comme le compostage ou l’écocentre pour se départir des résidus verts.
