Le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Côte-du-Sud, Frédéric Poulin, dénonce ce qu’il qualifie de « lourd héritage financier » laissé par la Coalition avenir Québec (CAQ) à la suite de la publication des comptes publics 2025-2026. Selon lui, les deux mandats du gouvernement caquiste se soldent par 41 milliards de dollars de déficits cumulés, et ce, malgré une hausse de 45 % des revenus fiscaux de l’État.
Pour le candidat conservateur local, cette situation démontre que les contribuables versent davantage d’argent à l’État sans constater d’amélioration proportionnelle des services publics. « Les citoyens paient toujours plus cher, mais les services continuent de se dégrader. Les Québécois sont en droit d’exiger une gestion beaucoup plus rigoureuse de leurs finances publiques », soutient-il.
Frédéric Poulin estime que les difficultés financières de l’État sont également attribuables à la manière dont sont réalisés les grands projets gouvernementaux. Il déplore les dépassements de coûts et les retards qui, selon lui, sont devenus monnaie courante. « Chaque grand projet du gouvernement semble désormais s’accompagner de dépassements de coûts majeurs et de retards difficiles à justifier. On met systématiquement ces hausses sur le compte de l’inflation, alors que des travaux comparables sont souvent réalisés à moindre coût dans le secteur privé. En reportant constamment le prix de cette mauvaise gestion sur les générations futures, la CAQ et ses représentants locaux conduisent le Québec dans une impasse », ajoute-t-il.
Les solutions
Le candidat du PCQ affirme que son parti entend proposer une approche différente s’il forme le gouvernement. Il souhaite notamment revoir les méthodes de réalisation des projets publics, mieux contrôler les coûts et imposer une discipline budgétaire plus stricte. « Au Parti conservateur, nous proposons une gestion beaucoup plus rigoureuse des finances publiques. Il faut remettre en question les coûts des projets gouvernementaux, revoir les façons de faire et mettre fin à un modèle qui accumule les déficits sans livrer les résultats promis. Les économies ainsi réalisées pourront être réinvesties directement dans nos communautés. Une meilleure gestion des fonds publics, c’est plus d’argent pour nos régions, sans alourdir davantage la dette des Québécois », explique-t-il.
Frédéric Poulin croit également que cette façon de gérer les finances publiques permettrait non seulement de ralentir la croissance de la dette, mais aussi de dégager davantage de ressources pour soutenir les municipalités et les services de proximité dans les régions.
Les critiques formulées par le candidat conservateur de Côte-du-Sud s’inscrivent dans la foulée de celles exprimées par le porte-parole du PCQ en matière d’économie et de finances publiques, Adrien Pouliot, à la suite du dépôt des comptes publics. Celui-ci soutient notamment que les dépenses du gouvernement continuent d’augmenter plus rapidement que les revenus, malgré une croissance importante des recettes fiscales. « Le pelletage par en avant continue », a dit quant à lui M. Pouliot.
Les comptes publics 2025-2026 indiquent par ailleurs que le déficit budgétaire s’élève à 7,8 milliards de dollars après les versements au Fonds des générations. Ils font également état d’une hausse de 10 milliards de dollars de la dette du Québec au cours de la dernière année.
