La candidate du Parti québécois dans Côte-du-Sud, Valérie Hamel, présente les principales orientations de sa formation politique en matière de santé. Décentralisation du réseau, renforcement des CLSC, amélioration des conditions de travail, soins à domicile et prévention figurent au cœur des engagements mis de l’avant par le PQ.
Pour Valérie Hamel et le Parti québécois, le vieillissement accéléré de la population représente l’un des grands défis auxquels devra répondre le réseau de la santé au cours des prochaines années. La formation politique propose une approche qu’elle souhaite plus décentralisée, et davantage adaptée aux réalités des différentes régions du Québec.
Le PQ estime notamment que les professionnels présents sur le terrain sont les mieux placés pour connaître les besoins de leur population. Il souhaite donc leur accorder davantage d’autonomie et de flexibilité, dans une approche où l’organisation des soins partirait davantage des communautés vers le ministère.
La formation propose également l’abolition de Santé Québec. Selon elle, la création de cette agence a ajouté une structure administrative supplémentaire, tout en éloignant du terrain la prise de décision. « Tout l’argent économisé grâce à l’abolition de Santé Québec sera réinvesti dans des soins directs à la population », affirme Mme Hamel.
Les CLSC comme porte d’entrée
Les CLSC occuperaient une place centrale dans cette réorganisation. Le PQ souhaite renforcer leur mission afin qu’ils deviennent une véritable porte d’entrée vers le réseau de la santé, et permettent à la population d’obtenir davantage de services près de chez eux. La formation politique soutient que l’accessibilité aux soins dans les CLSC en région s’est progressivement détériorée depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir.
Le Parti québécois souhaite également accorder davantage d’autonomie aux organismes communautaires, dont il reconnaît le rôle auprès de la population. Une diminution de la bureaucratie qui leur est imposée fait partie des mesures proposées.
Attirer et retenir le personnel
Du côté de la main-d’œuvre, le PQ veut faire du réseau public le meilleur employeur dans le domaine de la santé au Québec, notamment afin d’attirer les nouveaux diplômés, et de retenir le personnel déjà en poste.
La formation s’engage entre autres à abolir graduellement les heures supplémentaires obligatoires. Elle souhaite également adopter une approche différente dans ses relations avec les médecins, reprochant à la CAQ d’avoir engagé une confrontation qui, selon elle, n’a pas permis d’améliorer les services. Le parti réaffirme par ailleurs sa préférence pour un système public, accessible et de qualité. Il soutient qu’une chirurgie effectuée au privé coûte 35 % plus cher qu’au public.
En matière de services préhospitaliers d’urgence, le PQ maintient sa position en faveur de l’abolition des horaires de faction. Il propose aussi d’ajouter des ressources ambulancières dans les régions où les besoins le justifient.
Miser davantage sur les soins à domicile
Les soins à domicile constituent un autre volet important des propositions péquistes. Le parti rappelle que plusieurs Québécois souhaitent demeurer chez eux ou dans leur communauté le plus longtemps possible. Selon les données avancées dans le communiqué, 12 391 personnes auraient été en attente d’un premier service de soutien à domicile au cours des quatre dernières semaines.
Le PQ critique également le choix de la CAQ d’investir dans les maisons des aînés, alors que plusieurs CHSLD existants nécessitent d’importants travaux. La formation considère que la rénovation des installations existantes devrait constituer une priorité. Elle souhaite également permettre à des personnes en situation de handicap de quitter les CHSLD pour vivre à domicile, grâce à un programme d’assistance personnelle autodirigée.
Enfin, le Parti québécois veut mettre davantage l’accent sur la prévention, notamment face à la crise des opioïdes. Il propose d’accroître les ressources en dépendance dans les CLSC et les écoles, d’agir sur la surprescription, et d’améliorer la collaboration entre le réseau de la santé, les organismes communautaires et le milieu scolaire.
Pour Valérie Hamel, les problématiques en santé ont directement contribué à sa décision de se présenter en politique. « Ma décision de me lancer comme candidate du Parti québécois dans Côte-du-Sud a été motivée par l’état du réseau de la santé, et les propositions du Parti québécois. C’est ce qui me motive à donner mon 110 % pour bien représenter les gens de ma circonscription. On doit tout faire pour garder nos soins en région ! », conclut la candidate.

