Publicité

PSPP choisit la Côte-du-Sud pour présenter son plan en culture

Valérie Hamel, Paul St-Pierre Plamondon et la mairesse de Montmagny, Gabrielle Brisebois. Photo : José D. Soucy

Signe que la circonscription de Côte-du-Sud est considérée comme prenable par la formation souverainiste, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, y était de passage le dimanche 6 septembre pour présenter sa plateforme en matière de culture. Après avoir fait l’annonce à Montmagny, il a poursuivi sa journée à La Pocatière, au Grand labyrinthe du Kamouraska, où il a été accueilli par plusieurs dizaines de sympathisants. Il était accompagné par sa candidate locale, Valérie Hamel.

Pour le chef péquiste, la culture francophone constitue un élément fondamental de l’identité québécoise et demeure au cœur de la raison d’être de sa formation politique depuis l’époque de René Lévesque. Le Parti québécois entend ainsi intervenir à la fois sur la consommation de produits culturels québécois et sur les conditions permettant aux créateurs de poursuivre leur travail.

Paul St-Pierre Plamondon estime notamment que les jeunes sont aujourd’hui moins exposés aux productions d’ici, alors que les plateformes numériques donnent une place considérable aux contenus américains et anglophones. « Le Québec vit au pied de l’empire culturel le plus puissant de l’histoire moderne. Il faut en prendre acte, et ça a toujours été le rôle du Parti québécois de réfléchir à comment on peut s’adapter et avoir une réponse intelligente, pour que notre différence et notre existence soient durables », a-t-il déclaré.

Un « 2 pour 1 » pour les jeunes

La principale mesure présentée dimanche prévoit l’instauration d’une formule « 2 pour 1 » destinée aux Québécois de 25 ans et moins. Après l’achat d’un premier billet, le jeune concerné pourrait obtenir gratuitement un deuxième billet dans la même institution culturelle.

Le programme toucherait notamment les spectacles de musique, le théâtre, la danse, le cirque, l’humour et le cinéma québécois. Le PQ prévoit d’abord mettre sur pied un projet pilote en collaboration avec le milieu culturel avant d’étendre la mesure à l’ensemble du Québec. Le coût du programme est évalué à 35 millions $ par année.

Le parti promet également d’injecter huit millions $ annuellement dans un fonds destiné à l’achat de livres pour les élèves. Il souhaite aussi rétablir la mesure des sorties culturelles à l’école et protéger son financement.

Autre mesure importante, la gratuité universelle dans les musées les premiers dimanches du mois serait également réinstaurée. Cette politique représenterait un investissement de cinq millions $ par année.

Soutenir les artistes

Du côté des créateurs, le Parti québécois s’engage à porter les crédits du Conseil des arts et des lettres du Québec à 200 millions $ pour les cinq prochaines années. Un gouvernement péquiste doublerait également le soutien accordé à la Fondation des artistes, qui vient en aide aux artistes traversant des périodes de précarité. Le parti entend parallèlement soutenir les travaux du Chantier sur le filet social menés par Compétence culture.

Paul St-Pierre Plamondon a défendu clairement l’intervention de l’État dans ce domaine. « Évidemment qu’un petit environnement culturel aux portes du plus gros empire culturel du monde ne peut pas fonctionner sans soutien de l’État. Si vous regardez partout dans le monde, l’État soutient la culture », a-t-il affirmé.

Le PQ veut également négocier directement avec les grandes plateformes numériques afin d’accroître la découvrabilité des productions québécoises. Le chef péquiste a évoqué un objectif se rapprochant des niveaux observés en Europe, soit autour de 30 %, tout en précisant que d’éventuelles négociations n’ont pas encore commencé.

Le Parti québécois veut également accroître la place de la culture québécoise dans les écoles, tant dans les œuvres littéraires proposées aux élèves que dans les autres activités d’apprentissage.

Pascal Bérubé lance une flèche à Mathieu Rivest

Présent dans l’autobus de campagne de Paul St-Pierre Plamondon, le député sortant péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, n’a pas manqué l’occasion de lancer une pointe au député caquiste sortant de Côte-du-Sud, Mathieu Rivest, au sujet du projet de la piscine de La Pocatière.

M. Bérubé a rappelé que sa circonscription avait obtenu près de 20 millions $ de Québec, soit le maximum autorisé, pour la construction d’un nouveau complexe aquatique dans sa circonscription. Il s’est notamment félicité d’avoir réussi à faire augmenter le plafond du programme, malgré son statut de député de l’opposition.

Sans connaître tous les détails entourant le financement du projet de La Pocatière, Pascal Bérubé a néanmoins souligné que celui-ci avait mis du temps à cheminer et que la mobilisation financière de plusieurs partenaires avait été nécessaire, dont une mobilisation citoyenne, ce qui n’aurait pas été le cas à Matane.

Le financement du nouveau complexe aquatique dans sa circonscription reposerait essentiellement sur une mise de fonds de la Ville, une contribution de près de 20 millions $ du gouvernement du Québec ainsi qu’un apport financier de Desjardins. « Je sais que ça a été long. Et je sais que, plus on s’avançait près de la campagne, plus il semblait y avoir de la volonté politique », a-t-il lancé au Placoteux.

Le député péquiste s’est cependant dit « très heureux » pour la communauté du Kamouraska, qui mérite selon lui une telle infrastructure.

Au « OUI » géant à La Pocatière

Après son annonce à Montmagny, Paul St-Pierre Plamondon a naturellement poursuivi sa tournée à La Pocatière, au Grand labyrinthe du Kamouraska, qui dessine cette année un immense « OUI ». Environ 75 sympathisants étaient présents pour accueillir le chef péquiste. L’ancien député André Simard était notamment sur place pour l’occasion.

Valérie Hamel, Paul St-Pierre Plamondon et Luc Pelletier du Grand labyrinthe du Kamouraska. Photo : José D. Soucy