Un homme de 39 ans de Saint-Gabriel-Lalemant, Samuel Milliard, a été formellement accusé, au palais de justice de Rivière-du-Loup, de conduite dangereuse causant la mort, et de négligence criminelle causant la mort. Ces accusations sont reliées à l’événement qui s’est produit le 3 juin 2024 dans la cour de l’usine Landry de Saint-Alexandre, alors qu’un homme de 53 ans, Dany Nadeau, avait perdu la vie.
Le jour de l’accident, l’accusé livrait des planches de bois, et devait repartir avec un nouveau chargement. Il s’était immobilisé à l’endroit indiqué par les responsables de l’usine, dans la cour de l’établissement, pour laisser place à une chargeuse sur roues.
Dans notre texte publié lors du dévoilement du rapport d’enquête de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), publié le 15 avril dernier, on lit que « tandis qu’il installait des appareils d’arrimage du côté passager, une deuxième chargeuse est arrivée dans la même voie de circulation, transportant trois paquets de planches. Le champ de vision restreint de l’opérateur l’a empêché de voir le camionneur. Ce n’est qu’en ressentant un contrecoup près de la deuxième remorque que l’opérateur s’est arrêté. En descendant de l’engin, il a trouvé l’homme au sol, écrasé par les roues droites de la chargeuse. Son décès a été constaté sur place. L’arrimage du chargement s’est effectué dans une zone active de circulation de chargeuses, ce qui a mené à l’écrasement mortel ».
Le rapport avait identifié trois causes majeures du drame, toutes liées à la gestion de la circulation dans la cour : la présence du camionneur dans une zone de coactivité, la mauvaise visibilité du conducteur, et l’absence d’un plan de circulation sécuritaire. « Ces conditions réunies ont entraîné une tragédie qui aurait pu être évitée », indique l’enquête.
Le dossier, présenté le 8 septembre au Palais de justice de Rivière-du-Loup, sera jugé à une date ultérieure.
