L’économie québécoise a légèrement reculé en mai. Le produit intérieur brut (PIB) réel du Québec a diminué de 0,1 % par rapport au mois précédent, alors que le secteur manufacturier continue de montrer des signes de faiblesse. Pendant ce temps, l’économie canadienne a progressé de 0,3 %.
Selon les données publiées le 25 août dernier par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), le recul de mai survient après une croissance de 0,1 % enregistrée en avril. Le bilan des cinq premiers mois de 2026 montre également une économie québécoise qui peine à progresser. De janvier à mai, le PIB réel du Québec était inférieur de 0,1 % à celui enregistré pendant la même période de 2025.
La fabrication recule
Ce sont principalement les industries productrices de biens qui ont tiré l’économie vers le bas en mai. Leur production a diminué de 0,7 %, après être demeurée relativement stable en avril. Le secteur de la fabrication a enregistré une baisse de 1,2 %. Le recul a été assez généralisé, puisque 12 des 18 sous-secteurs manufacturiers ont diminué.
Parmi les baisses les plus importantes relevées par l’ISQ figurent la fabrication de produits du pétrole et du charbon, en recul de 8,1 %, ainsi que la fabrication d’aliments, qui a diminué de 1,4 %. Les services publics ont également enregistré une baisse de 1,1 %, tandis que la production dans le secteur de la construction a diminué de 0,4 %.
La faiblesse du secteur manufacturier ne se limite d’ailleurs pas au seul mois de mai. Pour les cinq premiers mois de 2026, sa production était inférieure de 2,9 % à celle observée au cours de la même période l’année précédente. Les administrations publiques ont pour leur part affiché un recul de 2,0 %.
Les données de l’ISQ montrent également une diminution notable du niveau de production manufacturière depuis le début de 2025. Après avoir généralement évolué au-dessus de 54 milliards de dollars ajustés à l’inflation pendant une bonne partie de 2024, la production se situait sous la barre des 52 milliards en mai 2026.
Les services évitent un recul plus important
La situation est différente dans les industries productrices de services, où la production a augmenté de 0,1 % en mai. L’industrie de l’information et l’industrie culturelle ont notamment progressé de 1,8 %. Les administrations publiques ont enregistré une hausse mensuelle de 0,5 %, tandis que les services immobiliers et les services de location et de location à bail ont avancé de 0,3 %.
Le secteur de l’hébergement et de la restauration s’est particulièrement démarqué avec une croissance de 1,4 % en mai, après une progression de 1,9 % en avril. L’ISQ avance que cette hausse pourrait notamment avoir été soutenue par les matchs du Canadien de Montréal en séries éliminatoires, ainsi que par le Grand Prix du Canada qui s’est tenu en mai cette année.
Certains secteurs des services ont toutefois connu un mois plus difficile. Le commerce de gros a diminué de 1,6 %, tandis que les services professionnels, scientifiques et techniques ont reculé de 0,4 %.
Le Québec derrière le Canada
Le portrait des cinq premiers mois de l’année fait ressortir un écart entre l’évolution de l’économie québécoise et celle de l’ensemble du pays. De janvier à mai 2026, le PIB réel du Québec a diminué de 0,1 % comparativement à la même période de 2025. Au Canada, il a plutôt progressé de 0,9 %.
Au Québec, plusieurs secteurs ont néanmoins affiché une croissance au cours de cette période. La finance et les assurances ont progressé de 3,2 %, le commerce de gros de 2,2 % et les services immobiliers ainsi que les services de location et de location à bail de 2,0 %.
À l’échelle canadienne, le PIB réel a augmenté de 0,3 % en mai. Les industries productrices de biens ont progressé de 0,6 %, et celles productrices de services de 0,2 %. Au total, 13 des 20 grands secteurs d’activité ont contribué à la croissance économique canadienne au cours du mois.
Source : Institut de la statistique du Québec

