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Alstom de La Pocatière au cœur du rail intelligent

Les technologies développées, notamment dans l’assistance aux soudeurs, seront mises à l’épreuve au site d’Alstom de La Pocatière. Photo : Alstom

Alstom, le Lab-Usine de l’Université Laval, l’UQAM et l’École de technologie supérieure (ÉTS) collaboreront à un programme qui contribuera à faire progresser l’utilisation de l’intelligence artificielle et des technologies de l’Industrie 4.0 dans la conception et la fabrication ferroviaires au Canada.

En détail, onze personnes hautement qualifiées seront formées. Les technologies développées au Lab-Usine de l’Université Laval seront ensuite mises à l’épreuve au site Alstom de La Pocatière, où l’annonce a été faite récemment.

Le professeur Michael Morin, du Lab-Usine de l’Université Laval, agira comme chercheur principal. L’équipe comprend des chercheurs de trois universités québécoises membres du Réseau SDG Innovation. Dans le cadre de cette collaboration, les universités recevront également un appui financier du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, ainsi que de l’organisme de recherche MITACS.

L’IA au service de la fabrication ferroviaire

La productivité est au cœur de ce partenariat qui explorera des technologies numériques destinées à améliorer la qualité, l’efficacité et la performance des activités manufacturières. Les travaux porteront sur les procédures de soudage, l’assistance aux soudeurs et aux monteurs par la réalité augmentée, l’ordonnancement des cellules robotisées de soudage, et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la conception des caisses ferroviaires.

L’objectif est de mieux exploiter les données générées en usine, de soutenir les équipes expertes dans leurs activités quotidiennes, et de développer des solutions intelligentes applicables dans un environnement industriel réel. Les technologies développées dans le cadre du programme, et mises à l’épreuve sur le site d’Alstom à La Pocatière, pourraient ainsi contribuer à la livraison de projets manufacturiers majeurs récemment remportés par l’entreprise auprès de VIA Rail, de la Toronto Transit Commission et de TramCité (le tramway de Québec), notamment.

« À l’ère de la quatrième révolution industrielle, les partenariats entre l’université et l’industrie constituent un accélérateur d’innovation, de productivité et de compétitivité, indique Éric Rondeau, directeur de l’innovation pour Alstom au Canada. En combinant la recherche de pointe, les talents émergents et nos besoins opérationnels, cette collaboration renforcée avec le Réseau SDG Innovation nous permettra de maîtriser des procédés plus intelligents, d’optimiser nos chaînes de production, et de transformer les données en avantages concrets pour notre industrie et nos clients. Ces méthodes et ces solutions pourront être reprises et redéployées au sein d’autres sites de Alstom à travers le monde. »

« Notre collaboration avec Alstom et l’usine de La Pocatière remonte à 2019. Ce nouveau jalon confirme la valeur et la portée de ce partenariat, qui génère des retombées concrètes pour l’entreprise, le Lab‑Usine et le Réseau SDG Innovation », commente Jonathan Gaudreault, directeur du Lab‑Usine de l’Université Laval.

En réunissant les expertises complémentaires du Lab‑Usine, du Laboratoire d’Internet des objets de l’UQAM, et du Laboratoire d’optimisation des procédés de fabrication avancés de l’ÉTS, le projet favorisera le développement de nouvelles connaissances applicables à l’industrie manufacturière canadienne.

Les onze personnes hautement qualifiées, notamment des étudiants aux cycles supérieurs, des stagiaires de premier cycle et du personnel postdoctoral, travailleront dans un environnement de recherche appliquée étroitement lié aux activités industrielles.

Des retombées pour le secteur ferroviaire canadien

Les résultats du projet devraient contribuer à l’amélioration des procédés de production, et au renforcement des capacités manufacturières d’Alstom au Canada. Les connaissances développées dans le cadre de ce partenariat pourraient également bénéficier à d’autres secteurs canadiens utilisant des structures métalliques complexes.