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Du Jardin botanique au Cirque du Soleil

ECHO du Cirque du Soleil. Photo: JFSAVARIA

Mes vacances sont variées cette année. J’ai d’abord découvert que je pouvais aller plus loin en vélo électrique en apportant mon bloc de recharge. Cette petite addition m’a permis de partir à l’aventure sans craindre de manquer d’autonomie.

C’est ainsi que j’ai pédalé le rang Mississippi, à Saint-Germain. Quel calme, quelle beauté, quelle vue extraordinaire! On dirait que le temps s’y est arrêté. C’est l’avantage du vélo. On roule lentement, on s’arrête quand un paysage nous interpelle, on prend le temps de respirer. Et comme j’ai eu l’impression que le signal cellulaire y est intermittent, apportez votre téléphone. Il ne vous dérangera probablement pas.

Avant cela, à court d’idées pour mon aménagement paysager, j’avais visité le Jardin botanique du Nouveau-Brunswick. Ses différentes zones m’ont effectivement beaucoup inspiré. J’étais déjà en train d’imaginer sur mon terrain une chute d’eau géante avec un bassin rempli de nénuphars et quelques canards. Mon quincaillier préféré m’a ramené sur terre. Je me suis donc contenté d’un arrangement d’hémérocalles multicolores. C’est moins spectaculaire, mais ça a tout de même remplacé quelques mauvaises herbes. Il faut savoir célébrer les petites victoires.

Puis, une visite chez mon frère Steeve, dans Charlevoix, m’a replongé dans mes souvenirs. Nous avons tous deux fait partie d’un corps de tambours et trompettes qui participait à des parades un peu partout. Je me souviens particulièrement d’un défilé à Baie-Saint-Paul où évoluaient des artistes sur des échasses, que l’on regardait avec beaucoup d’amusement, surtout qu’ils semblaient vivre dans leur univers mettons. L’un d’eux s’appelait Guy Laliberté. Oui, oui… LE Guy Laliberté, qui a fondé Cirque du Soleil.

Ça m’a donné le goût d’aller me perdre dans l’effervescence de Montréal pour assister au spectacle ECHO dans le Vieux-Port.

Au cœur du récit, FUTURE, une jeune femme curieuse, et son fidèle compagnon EWAI, qui font la découverte d’un mystérieux CUBE qui bouleverse leur monde. Portés par l’espoir et l’empathie, ils réalisent peu à peu que chacun de leurs gestes a le pouvoir de transformer le monde et d’affecter les liens qui unissent les humains, les animaux et le monde qui les entoure.

Évidemment, sous le chapiteau, s’entremêlent acrobaties spectaculaires, projections immersives, musique en direct et prouesses aériennes époustouflantes dans un univers où rien n’étouffe l’imagination. Émotion à fleur de peau, pur talent et un divertissement qui s’impose comme une invitation lumineuse à rêver d’un monde meilleur. Le message ?  Chacun de nos gestes et de nos choix se répercute sur notre environnement, sur les êtres qui le partagent avec nous et sur nous-mêmes. Une belle réflexion qui montre qu’on peut tous faire une différence. Si vous passez par la métropole, le spectacle est présenté jusqu’au 16 août.

Au fond, mes vacances ressemblent à ma personnalité. Un jour, le silence d’un rang de campagne et le lendemain, les rêves d’un futur meilleur dans un grand spectacle. Deux univers aux antipodes pour se sortir du quotidien. C’est ça, les plus belles vacances. Et vous savez quoi ? J’ai une autre semaine de congé. Je vous raconterai à mon retour !

L’un des premiers chapiteaux du Cirque du Soleil à Baie-Saint-Paul. Photo: Facebook: Anciennes photos de Charlevoix.
Un projet d’aménagement un peu ambitieux, au Jardin Botanique du Nouveau-Brunswick. Photo: Marc Larouche