La Fête des semences de La Pocatière prévoit un retour en force

Légende Fête des semences en 2020. Photo : Archives Le Placoteux

La 2e édition de la Fête des semences de La Pocatière se déroulera sur le campus de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), le 28 janvier prochain. À la suite d’une première édition réussie en 2020 et deux années d’attente en raison des mesures sanitaires, le Collectif pour la valorisation de l’agriculture urbaine VertDire planifie l’événement avec enthousiasme.

En effet, la première édition a joui d’un achalandage inespéré. « Il y a eu une marée de monde, on ne s’attendait pas à ça », se remémore Émélie Lapierre, coordonnatrice du Collectif VertDire.

Tenant compte de la popularité de l’événement et du fait que cette fête des semences sera une des premières à se dérouler au Québec en 2023, le comité organisateur prévoit recevoir un nombre important de semenciers, ce qui a pour effet d’attirer des visiteurs.

Pour tous les accueillir, le Collectif s’est notamment trouvé des locaux plus espacés qu’en 2020, un bon appui financier, et du personnel de qualité. « Tous les gens du comité sont fiables », relate Émélie, fière.

Elle souligne également l’esprit festif de l’événement qui célèbre le labeur des semenciers. « Récolter des semences tout l’été d’avant, c’est une tâche ardue »

Célébrer l’autonomie alimentaire

Le thème de la 2e édition de la Fête des semences sera celui de l’autonomie alimentaire ; un choix « qui va de soi », selon Émélie. « Être souverain au niveau de la production de nos propres semences, c’est majeur. Parce que si on n’arrive pas à subvenir à nos besoins à ce niveau-là, on reste dépendant de l’approvisionnement extérieur », explique-t-elle.

D’ailleurs, tous les semenciers qui seront sur place offriront des semences locales, adaptées au climat de l’Est-du-Québec.

 « Quand on entend autonomie alimentaire, c’est quelque chose qui n’est pas nécessairement réaliste à l’échelle individuelle. Mais, au niveau collectif, c’est quelque chose qui peut se bâtir, » explique la coordonnatrice, qui voit la Fête comme un élément constructeur de cette collectivité.

Le choix de la thématique s’est aussi inspiré d’un projet du Cégep de La Pocatière qui alimente une transition écologique au collégial. Dans le cadre d’un profil étudiant prévu pour être lancé en 2025, les étudiants pourront développer des compétences en lien avec l’écocitoyenneté. Ce curriculum abordera, entre autres, l’autonomie alimentaire.

Des activités semées pour tous

La Fête accueillera six semenciers et neuf autres exposants liés à l’horticulture ou à l’artisanat. L’horaire prévoit quatre conférences, dont un panel de discussion sur les forêts nourricières à proximité de La Pocatière. Il y aura également une zone de jeux pour les enfants, et un espace de détente.