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Les élus misent sur une relance régionale

Les membres de la TREMBSL entourent Amélie Dionne lors de leur rencontre du 28 novembre. Photo : Courtoisie

Le premier rendez-vous de la Table régionale des élus(es) municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) depuis les élections municipales a permis de remettre plusieurs dossiers majeurs sur la table. Les membres ont accueilli la ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Amélie Dionne, pour une rencontre de travail où transport, forêts, infrastructures municipales et immigration ont occupé toute la place. Le communiqué de la Table résume clairement l’enjeu central : il faut accélérer et sécuriser les leviers permettant aux municipalités de poursuivre leurs projets structurants.

« Je suis très heureuse de cette première rencontre. Nos échanges ont été particulièrement constructifs », affirme Amélie Dionne qui dit avoir voulu exposer sa vision et ses priorités pour la région. Elle souligne avoir convenu avec les élus d’un terrain commun où le transport régional, la filière forestière, les services de santé de proximité et les enjeux de main-d’œuvre forment un bloc prioritaire. La ministre insiste : le développement régional doit se faire « en étroite concertation avec les acteurs du milieu », et en misant sur le potentiel complet du Bas-Saint-Laurent.

Le transport collectif régional a ouvert la discussion. Les élus demandent un financement réservé afin de permettre à la Régie de transport du Bas-Saint-Laurent (RTBSL) de déployer enfin les services attendus depuis longtemps par la population. Ils souhaitent que la ministre porte la voix de la région pour inscrire la RTBSL dans la liste des organismes admissibles au nouveau Programme d’appui au développement du transport collectif.

L’avenir de la filière forestière a été abordé avec la même insistance. La TREMBSL presse Québec de déposer rapidement une modernisation du régime forestier. Gérald Beaulieu, préfet de La Matanie, espère voir 2026 commencer avec une proposition claire d’un modèle régionalisé de gouvernance des forêts.

Autre préoccupation majeure : les infrastructures municipales. Les élus demandent au gouvernement du Québec de conclure sans délai une entente avec Ottawa afin que les sommes promises pour les infrastructures d’eau et collectives puissent enfin être versées dans le programme TECQ.

Les discussions ont aussi porté sur l’immigration. Les élus ont expliqué dans quels cas ils appuient les demandes de droit acquis, notamment pour les travailleurs étrangers temporaires déjà engagés dans la région. L’objectif est clair : éviter des départs non souhaités, et protéger la stabilité de la main-d’œuvre. Ils souhaitent également une clause de droit acquis pour les personnes établies au Bas-Saint-Laurent avec un permis d’étude ou de travail répondant aux critères du Programme d’expérience québécoise.

Cette rencontre marque un premier tour d’horizon intensif entre les nouveaux élus municipaux et la ministre régionale. La TREMBSL réaffirme d’ailleurs son rôle de porte-voix politique auprès des gouvernements supérieurs, rappelant qu’elle regroupe les huit préfets des MRC du Bas-Saint-Laurent, ainsi que les dix maires des municipalités de centralité.