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L’explosion du coût de l’épicerie : Bernard Généreux fustige l’inaction d’Ottawa

Bernard Généreux. Photo : Courtoisie

À l’issue de la session parlementaire d’automne à Ottawa, le député conservateur de Côte-du-Sud–Rivière-du-Loup–Kataskomiq–Témiscouata, Bernard Généreux dresse un constat sévère de l’action du gouvernement libéral, qu’il accuse d’avoir échoué à protéger le pouvoir d’achat des familles québécoises et les emplois dans les régions.

« Le premier ministre a dit aux Canadiens de le juger à l’épicerie. Dans nos régions, les gens l’ont fait, et ils voient chaque semaine que ça coûte toujours plus cher de remplir le panier », a lancé M. Généreux.

Les données récentes viennent appuyer ce constat. Selon le Rapport annuel sur les prix alimentaires au Canada 2026, le coût des aliments devrait encore augmenter l’an prochain, ce qui représenterait près de 1000 $ supplémentaires par année pour une famille. Le panier d’épicerie hebdomadaire d’une famille de quatre atteindrait ainsi un sommet historique. Le rapport révèle également que 86 % des Canadiens réduisent leur consommation de viande en raison de la hausse simultanée des prix du bœuf, du porc et du poulet.

Finances publiques

Le député pointe aussi du doigt la situation des finances publiques. Les déficits records du gouvernement libéral, évalués à 78,3 milliards de dollars pour l’année fiscale 2025-2026, contribueraient directement à la hausse du coût de la vie. « Plus Ottawa dépense sans compter, plus les familles paient la note salée à l’épicerie », a-t-il soutenu.

Cette pression financière se reflète également dans la fréquentation des organismes d’aide alimentaire. Au Québec seulement, 3,1 millions de demandes d’aide ont été enregistrées cette année, soit une hausse de 37 % par rapport à 2022. « Ce sont des chiffres qui devraient inquiéter sérieusement le gouvernement, mais qui semblent malheureusement être devenus la nouvelle normalité sous les libéraux », a ajouté M. Généreux.

Sur le plan économique, le député dénonce par ailleurs l’incapacité du gouvernement fédéral à régler le dossier des tarifs états-uniens, notamment sur le bois d’œuvre et l’acier, après près de dix ans de promesses non tenues. L’échec à conclure un accord avant la date butoir du 21 juillet aurait déjà entraîné des conséquences concrètes, dont des fermetures d’usines, des mises à pied et des pertes d’emplois dans des secteurs clés pour l’économie québécoise et canadienne.

« Quand Ottawa échoue à défendre nos industries, ce sont les travailleurs qui paient le prix. Les libéraux parlent de diplomatie, mais sur le terrain, ce sont des familles entières qui vivent avec l’incertitude », a-t-il fait valoir.

Malgré ce contexte, Bernard Généreux affirme que les conservateurs ont continué de mettre de l’avant des propositions visant à améliorer l’abordabilité, à protéger les emplois bien rémunérés, et à renforcer la sécurité publique. « Cette session a démontré une chose : le Canada a besoin d’un gouvernement qui comprend la réalité des régions et qui agit pour vrai. Les conservateurs continueront de se battre pour une vie abordable, des emplois solides, et un avenir économique digne pour les familles de chez nous », a conclu le député.