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L’industrie du bois à Saint-Pacôme durant les années 1930

Le moulin à scie de la Power Lumber, 1948. Photo : J.W. Michaud, BAnQ

L’industrie du bois occupe une place importante à Saint-Pacôme depuis la seconde moitié du 19e siècle. Plusieurs compagnies exploitent des scieries, mais pour de courtes périodes. La crise de 1929 sonnera le glas de certaines d’entre elles.

Au cours du 19e siècle, Hugh Macdonald, Charles King, et la Rivière-Ouelle Pulp and Lumber se succèdent sur le territoire de Saint-Pacôme. La municipalité de Saint-Pacôme devient la plus importante du comté de Kamouraska dans la production du bois. À la fin des années 1930, elle produit près de huit millions P.M.P, en bois de sciage et plus de quatre millions de lattes de bois.

L’acquisition en 1920 de la Rivière-Ouelle Pulp and Lumber par la compagnie Power donne un nouveau souffle à l’industrie du bois. Durant les années 1920, celle-ci exploite quatre scieries à Saint-Pacôme et dans les hameaux de Powerville, de Lapointe et de Rivière-Manie, le long du chemin de fer Transcontinental.

La crise économique de 1929 donne un coup dur à cette industrie qui devient inactive. Malgré le grand feu qui avait ravagé le territoire forestier le long du chemin de fer en 1934, la concession forestière de la compagnie Power sera par la suite occupée par la Saint-Pacôme Lumber Company, puis louée à la scierie Auger Lumber Company de Québec. Cette entreprise donnera de l’emploi à un peu plus d’une centaine de travailleurs.

Une autre scierie ferme ses portes en 1938, celle de Jos D’Anjou, ce qui augure mal pour l’industrie du bois à Saint-Pacôme. Elle avait été implantée vers 1884 au 7e Rang, à proximité du petit lac Saint-Pacôme. En 1941, avec ses deux frères, Alfred Plourde, un natif de Mont-Carmel, fonde deux nouvelles entreprises, la Power Lumber et Plourde et Frères, qui prendront la relève.

Source : Inventaires des ressources naturelles et industrielles, 1938, comté de Kamouraska, Québec, ministère des Affaires municipales.