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Suspension partielle de la taxe d’accise : Une mesure insuffisante pour Bernard Généreux

Bernard Généreux. Photo : Archives Le Placoteux

Le député fédéral de Côte-du-Sud–Rivière-du-Loup–Kataskomiq–Témiscouata, Bernard Généreux, réagit à l’annonce du gouvernement de Mark Carney concernant la suspension temporaire de la taxe d’accise sur l’essence et le diesel. Pour le député local, il s’agit d’un pas dans la bonne direction, mais qui laisse néanmoins les Canadiens sur leur faim.

En vigueur du 20 avril au 7 septembre, la mesure vise à atténuer la flambée des prix à la pompe dans un contexte de tensions internationales, notamment liées à la guerre en Iran. Ottawa estime que cette décision permettra une baisse d’environ 0,10 $ le litre pour l’essence, et de 0,04 $ pour le diesel, pour un coût évalué à 2,4 milliards de dollars.

« Concernant la suspension partielle de la taxe d’accise sur l’essence et le diesel, je crois que Mark Carney confirme encore une fois que les conservateurs ont les bonnes solutions pour le Canada. Cela dit, la mesure annoncée demeure nettement insuffisante. On parle d’un allègement limité, qui ne touche qu’une partie des taxes, et pour une période restreinte. Ce n’est pas un répit suffisant pour redonner un réel pouvoir d’achat aux familles, aux entreprises et à nos agriculteurs », affirme-t-il.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, abonde dans le même sens, et cible directement la fiscalité fédérale. « Les taxes libérales sur l’essence sont la raison pour laquelle les prix sont vraiment plus élevés au Canada qu’aux États-Unis. Aujourd’hui, les libéraux de Mark Carney ont proposé de redonner une fraction de ces taxes aux automobilistes surtaxés. Il garde en place près des deux tiers des taxes fédérales sur l’essence pendant les deux premiers trimestres de cette année. Mark Carney n’est qu’un autre libéral qui n’apporte pas de réelles solutions », a-t-il fait valoir.

Une majorité libérale sous surveillance

Cette annonce survient alors que le Parti libéral du Canada détient désormais une majorité à la Chambre des communes, une situation qui modifie l’équilibre des forces à Ottawa. Après avoir gouverné en situation minoritaire depuis l’élection de 2025, le parti au pouvoir dispose désormais de 174 sièges, soit deux de plus que le seuil requis pour adopter ses projets de loi sans l’appui des autres formations.

Dans cette situation, Bernard Généreux affirme que l’opposition devra redoubler de vigilance. « Dans ce contexte de gouvernement majoritaire, nous allons redoubler d’efforts pour surveiller de près les dépenses du gouvernement et exiger des comptes, afin de défendre les intérêts des Canadiens. »

Le chef conservateur s’est également montré critique face à cette nouvelle réalité parlementaire. « Les libéraux de Mark Carney n’ont pas obtenu une majorité grâce au vote des Canadiens. Ils ont obtenu une majorité avec des tractations en coulisses avec des politiciens qui ont trahi les électeurs qui avaient voté pour eux. Pendant que le premier ministre libéral a passé l’année à se concentrer pour négocier derrière les portes closes, il a doublé le déficit, et fait du Canada le pays du G7 où l’inflation alimentaire et les coûts du logement sont les plus élevés », dit-il.

Selon lui, les libéraux s’attendent à ce que les Canadiens baissent les bras, et acceptent que Mark Carney puisse avoir un pouvoir absolu sans aucune obligation de rendre des comptes. « Cela n’arrivera pas ! Notre pays et son peuple méritent qu’on se batte pour eux. On va continuer à tout faire pour que les gens aient les moyens de se loger, de se nourrir, et de faire le plein d’essence. On va continuer à se battre pour des rues sécuritaires. On va continuer à se battre pour nos travailleurs et nos soldats. Je vais continuer à mener ce combat chaque jour, et de toutes les manières possibles au Parlement, jusqu’à la prochaine élection quand les Canadiens vont reprendre possession du pays que nous connaissons et aimons », conclut Pierre Poilievre.