Publicité

Travailleurs étrangers temporaires : Bernard Généreux déplore le manque de prévisibilité pour les entreprises des régions

Photo : Chambre des communes

Le député fédéral de Côte-du-Sud–Rivière-du-Loup–Kataskomiq–Témiscouata, Bernard Généreux, déplore le manque de prévisibilité entourant les récentes modifications au Programme des travailleurs étrangers temporaires annoncées par le gouvernement libéral.

Ce dernier a annoncé une prolongation d’un an des permis de travail pour certains immigrants temporaires établis au Québec. Cette action a été présentée comme étant une nouvelle mesure temporaire visant à aider le gouvernement du Québec à retenir les travailleurs qualifiés en voie d’obtenir la résidence permanente.

Les travailleurs admissibles à la prolongation annoncée par Immigration Canada sont ceux qui ont présenté une demande de sélection permanente dans le cadre du nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés du Québec, et qui sont toujours en attente d’une décision. Sont également visés les travailleurs qui détiennent, ou détenaient récemment un permis de travail lié à un employeur dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires ou du Programme de mobilité internationale, dont l’expiration survient entre maintenant et le 31 décembre 2026.

Manque de prévisibilité

Malgré cette annonce, M. Généreux estime que les mesures dévoilées ne donnent pas aux entreprises régionales la stabilité nécessaire pour planifier leurs activités et assurer leur développement. Dans plusieurs secteurs de l’économie régionale — notamment l’agriculture, la transformation alimentaire et certains secteurs manufacturiers —, les travailleurs étrangers temporaires, dit-il, jouent un rôle crucial pour permettre aux entreprises de répondre à la demande et de poursuivre leur croissance.

« Les entrepreneurs de nos régions ont besoin de règles claires et d’un horizon stable pour planifier leurs activités. L’annonce faite par les libéraux ne donne malheureusement pas le temps nécessaire pour permettre aux entreprises de s’adapter », affirme Bernard Généreux.

Depuis plusieurs mois, le député local et ses collègues conservateurs demandent au gouvernement fédéral d’accorder une période de transition de cinq ans aux entreprises situées dans les régions où le taux de chômage est inférieur à 5,5 %. Selon lui, une telle approche permettrait aux entreprises de s’ajuster graduellement à un éventuel resserrement des règles en matière d’immigration, tout en protégeant la vitalité économique des régions.

Plusieurs regroupements d’entreprises à travers le Québec ont d’ailleurs souligné l’importance d’assurer une plus grande prévisibilité pour les organisations qui dépendent de cette main-d’œuvre.

Plusieurs rencontres

Au cours des dernières semaines, M. Généreux est allé à la rencontre de PME de sa circonscription, des chambres de commerce de Montmagny et de Rivière-du-Loup, de même que de partenaires économiques du territoire. Ces rencontres ont permis d’échanger plusieurs informations concernant les impacts des récentes modifications aux programmes d’immigration, notamment en matière de travailleurs étrangers temporaires. « Nos entreprises régionales sont au cœur du développement économique de nos communautés. Il faut leur donner les moyens de continuer à croître et à créer des emplois », conclut le député Généreux.