Les artisans de la Télévision communautaire du Kamouraska (TVCK) ont de quoi se réjouir. Lors du congrès de la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec, qui s’est déroulé du 23 au 25 octobre, TVCK a reçu le prix de la Télévision coup de cœur de l’année 2025-2026.
« C’est la culmination de plusieurs années de travail acharné, à établir une vision, une direction, et à donner tout ce qu’on a pour l’amener à terme », commente le directeur général Karl Turpin Bourque, ajoutant que dans les dernières années, TVCK s’est affairée à complètement changer de paradigme, en renouvelant son image, son site web, son contenu, et sa relation avec la population.
« Cette démarche n’a pas toujours été facile, car ce n’était pas tout le monde qui y croyait au départ, et elle demandait un investissement de temps et d’énergie très important pour y arriver. Et ça ne fait que commencer. La démarche “expérimentale” de TVCK mène à terme des projets qui sont caractériels et uniques, et la population du Kamouraska peut dire que sa télévision communautaire lui donne tout ce qu’elle a, la représente avec originalité, humour, créativité, et ce, sans jamais sous-estimer leur intelligence ou leur capacité à se faire présenter des choses différentes », poursuit M. Turpin-Bourque.
Pour le directeur général, en recevant cette reconnaissance de leurs pairs, la TVCK peut constater que tous ces efforts — cette audace à certains égards — les ont menés à l’endroit où ils voulaient être.
« Nous voulons évidemment remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin, appuient TVCK, que ce soit le CA, les pigistes, les bénévoles, les ambassadeurs, et les auditeurs qui interagissent sur les réseaux sociaux, et démontrent leur engagement de toutes les manières possibles. Sans tous ces éléments, nous ne serions qu’une TV pirate, étrange, mais sans impact », conclut M. Turpin-Bourque.
L’animateur et journaliste à TVCK Benoit Murray, qui célébrait son anniversaire, s’est réjoui de ce prix. « Ça fait maintenant 26 ans que je vis des arts et de la culture québécoise, un milieu que peu osent endurer aussi longtemps, ha ! ha ! Maintenant que j’essaie de faire rayonner la culture de mon milieu de vie sans que celle-ci ait à passer par l’entonnoir médiatique montréalais, j’ai la chance de travailler avec un boss qui comprend cet enjeu », a-t-il commenté sur sa page Facebook personnelle.

