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L’inspection à distance, pourquoi pas ?

La téléinspection est très populaire là où on l’a instaurée. Illustration : Courtoisie

La Ville de Rivière-du-Loup a adopté récemment une nouvelle option pour les propriétaires qui s’apprêtent à recevoir la visite d’un inspecteur résidentiel. La téléinspection. Le principe a intéressé le maire de La Pocatière Vincent Bérubé qui, aussitôt informé, s’est empressé de demander des détails à l’administration louperivoise.

« Je trouve cela tellement intéressant que j’ai déjà envoyé une demande à l’administration [de Rivière-du-Loup] pour en apprendre plus », écrit-il à l’auteur de ces lignes. Parce que l’inspection à distance séduit partout où elle a été instaurée. Déjà une quarantaine de villes du Québec, dont Trois-Rivières, Châteauguay et Rimouski, l’ont adoptée. Cette option est aussi très appréciée des citoyens. Plus de 95 % de ceux qui l’ont choisie répéteraient l’expérience, et mentionnent désormais préférer ce mode d’inspection.

Dans l’ensemble des municipalités du Québec, chaque année, des centaines de propriétés font l’objet d’une inspection, conformément à la Loi sur la fiscalité municipale. Selon celle-ci, les dossiers de l’ensemble des immeubles du territoire doivent en effet être mis à jour au plus tard tous les neuf ans. Ils sont également mis à jour à la suite d’une revente, ou après la délivrance d’un permis de travaux. Avec la téléinspection, plus besoin de réserver une plage horaire importante pour recevoir un inspecteur. Tout se fait de manière virtuelle.

Simple et rapide

Le principe est simple et rapide. Les propriétaires admissibles à la téléinspection en sont avisés à même la lettre les informant qu’une visite doit avoir lieu à leur adresse. Celle-ci contient un code QR et un code d’accès unique donnant accès au système de réservation pour planifier un rendez-vous virtuel selon leurs disponibilités. Une courte vidéo expliquant l’inscription et la visite y est par ailleurs disponible.

Lors de la rencontre d’une durée d’environ 20 minutes, il suffit de suivre les directives, à l’aide d’une tablette ou d’un téléphone intelligent. Essentiellement, le propriétaire doit circuler à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment, afin que l’inspecteur puisse valider à distance les différentes composantes des pièces. « Aucune vidéo n’est enregistrée pendant l’échange, seules des photos extérieures sont conservées, comme c’est le cas lors d’une visite en personne », précise-t-on.