Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a tenu récemment à Rimouski la première séance de la période d’information publique consacrée au programme décennal du ministère des Transports et de la Mobilité durable visant la protection des infrastructures routières exposées aux aléas côtiers au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.
Une trentaine de personnes ont assisté à la rencontre en salle. La webdiffusion de l’événement a par ailleurs généré plus de 400 visionnements sur les plateformes en ligne du BAPE. Cette démarche s’inscrit dans le processus d’information publique prévu avant qu’un éventuel examen plus approfondi du projet ne soit demandé. Le programme présenté par le ministère vise à encadrer, sur une période de dix ans, les interventions destinées à protéger certaines infrastructures routières vulnérables à l’érosion et à la submersion côtières.
Selon les informations rendues publiques dans le dossier, le ministère des Transports et de la Mobilité durable a recensé 228 sites vulnérables aux aléas côtiers dans l’Est-du-Québec, dont certains au Kamouraska et dans Chaudière-Appalaches. Parmi ceux-ci, 97 sites sont considérés comme prioritaires pour d’éventuelles interventions au cours du programme décennal. Ces sites représentent environ 266 kilomètres de routes du réseau supérieur exposées aux risques liés à l’érosion du littoral et aux tempêtes.
Plusieurs solutions pourraient être envisagées selon les caractéristiques des sites concernés. Les documents du projet évoquent notamment des interventions de stabilisation ou de protection des berges, le rehaussement d’infrastructures, ou encore le déplacement de certaines portions de route lorsque cela est jugé nécessaire.
Au cours de la séance d’information tenue à Rimouski, une dizaine d’intervenants ont posé des questions aux représentants du ministère et du BAPE. Les échanges ont notamment porté sur les infrastructures touchées par le programme, les différentes solutions possibles et la manière dont elles seraient choisies, notamment en tenant compte des effets à long terme des changements climatiques.
D’autres questions ont porté sur les lots susceptibles d’être touchés par les solutions retenues, la consultation du public lors de l’autorisation des travaux, les besoins concernant les fournisseurs, la coordination avec les municipalités et les autres gestionnaires du réseau routier, ainsi que l’implication d’organismes environnementaux intéressés par les enjeux liés aux aléas côtiers.
Les participants ont également abordé le budget alloué au programme, les projets de compensation environnementale, la possibilité d’étendre éventuellement l’initiative à la Côte-Nord, ainsi que les intentions du ministère relativement à l’amélioration de l’accès au fleuve dans certains secteurs.
Les personnes qui n’ont pu assister à la rencontre peuvent visionner l’enregistrement de la séance sur le site web du BAPE afin de prendre connaissance de l’ensemble des questions posées et des réponses fournies par le ministère.
Les citoyens, organismes ou municipalités qui souhaitent que le BAPE tienne une audience publique complète sur ce programme ont jusqu’au 7 avril 2026 pour en faire la demande au ministre responsable de l’Environnement.
