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Pour se souvenir… avec plaisir

Les étudiants ont été très attentifs aux sujets présentés. Photos : Marc Larouche

Plus de 900 adolescents de Rivière-du-Loup et du Kamouraska ont assisté au projet IMPACT de la Sûreté du Québec, qui vise à sensibiliser les jeunes aux conséquences de la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool, les drogues ou autres substances. L’activité, présentée à Rivière-du-Loup et à La Pocatière depuis onze ans, n’est pas nouvelle en soi, mais elle se renouvelle, tout comme la clientèle étudiante qui a toujours besoin d’être conscientisée.

Comme il n’y a rien de mieux que des jeunes pour s’adresser à leurs semblables, ce sont des étudiants d’écoles secondaires qui devaient répondre à dix questions préparées pour l’occasion par le biais d’un vox pop. Le tout avait pour but de les faire réfléchir à leurs décisions sur la conduite après consommation.

Au fil des années, la sensibilisation a des effets. Reste qu’annuellement, quelque 200 personnes sont impliquées dans un accident relié aux facultés affaiblies et causant des blessures graves. De ce nombre, 85 en meurent, et 33 % de ces derniers présentent des taux d’alcool dans le sang dépassant les limites permises, prouvant ainsi une incidence.  Ça représente 25 % des collisions meurtrières. À noter que pour les jeunes, la limite de consommation est de zéro.

Réflexes émoussés

Les effets de l’alcool et des drogues sur la conduite sont nombreux, notamment en ce qui a trait aux réflexes qui sont moins rapides. « Qui dit adolescence, dit aussi comportement téméraire. C’est normal, mais il y a des endroits où la témérité ne pardonne pas », dit un intervenant, rappelant que chaque année, 10 000 constats d’infraction sont remis pour conduite avec les facultés affaiblies.

Si vous avez les yeux sur votre cellulaire, le temps que vous réagissiez et que vous ayez remis les yeux sur la route, vous aurez franchi pas moins de 69 mètres. Même un accident à basse vitesse peut avoir des conséquences graves. « Les vitesses des deux véhicules impliqués s’additionnent. [Lors d’un face-à-face,] si deux véhicules roulent à une vitesse de 50 km/h, le corps ressentira un impact de 100 km/h. Donc le corps peut avoir des lésions importantes », ajoute le chef d’équipe des Paramédics du Grand-Portage, Samuel d’Auteuil.

Ce dernier agissait comme panéliste invité, au même titre que Vincent Bérubé, lieutenant au Service incendie de La Pocatière et maire de la ville, Alain Morin, policier depuis plus de 25 ans et intervenant en milieu scolaire au Kamouraska, de même que Yan Lebel de la SAAQ, dont le travail consiste à trouver des solutions à la sécurité sur les routes.

Tous ont répondu avec justesse et aplomb aux interrogations d’un auditoire attentif et très intéressé. L’activité répond à un besoin, surtout en cette période où plusieurs préparent leur bal de finissant, incluant la tradition des après-bals.

Les policiers de la Sûreté du Québec savent toujours où ces événements se déroulent, et seront assurément aux aguets.

Vincent Bérubé, Samuel d’Auteuil, Alain Morin et Yan Lebel ont répondu avec générosité aux questions des étudiants.