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Frédéric Poulin rattrapé par d’anciens commentaires sur le « 51e État »

Frédéric Poulin. Photo : Archives Le Placoteux

Le candidat du Parti conservateur du Québec dans Côte-du-Sud, Frédéric Poulin, est rattrapé par d’anciens commentaires publiés sur les réseaux sociaux dans lesquels il s’était montré favorable à l’idée d’une annexion du Canada aux États-Unis. Le principal intéressé reconnaît aujourd’hui que certains de ses propos étaient « maladroits », et affirme qu’ils ne reflètent plus son point de vue.

À l’aube de la campagne électorale québécoise, d’anciennes publications de Frédéric Poulin sur les réseaux sociaux refont surface. Selon La Presse, le candidat conservateur a commenté à plusieurs reprises, en 2024 et 2025, des publications évoquant l’idée que le Canada ou le Québec puisse devenir un 51e État américain.

En 2024, partageant une publication d’un utilisateur du réseau X affirmant que le Canada était sur le point de devenir un État défaillant, Frédéric Poulin avait écrit : « 51e État ? Why not? » La même année, il avait également réagi à une publication du compte Facebook André Arthur live du ciel, qui demandait aux internautes s’ils étaient favorables ou non à une annexion du Canada par les États-Unis. « Pour [à] 125 % », avait répondu M. Poulin, toujours selon La Presse.

En 2025, il aurait de nouveau écrit « Why not? » en réaction à une caricature d’Ygreck montrant le président états-unien Donald Trump, un drapeau québécois à la main, affirmant au chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon : « Vous feriez un bon 51e État ». Certaines de ces publications ne sont aujourd’hui plus accessibles, mais La Presse affirme avoir pu consulter des captures d’écran.

Poulin prend ses distances

Frédéric Poulin a réagi sur les réseaux sociaux à la sortie de ces anciennes publications en prenant ses distances avec les commentaires qu’il avait formulés à l’époque. « Je tiens à être transparent sur certains propos que j’ai tenus dans le passé, avant de reprendre mon engagement en politique. À cette époque, j’ai publié quelques commentaires en réponse à des publications sur les médias sociaux concernant la relation entre le Canada et les États-Unis. Certains étaient maladroits, et ces messages ne reflètent pas mon point de vue actuel », a déclaré le candidat.

Il affirme aujourd’hui croire « sincèrement à un Québec fort et autonome au sein de la Confédération canadienne ». Il ajoute : « En me présentant pour le PCQ, je veux soutenir nos entrepreneurs en réduisant les taxes, les impôts et le fardeau réglementaire, et défendre les agriculteurs qui nourrissent le Québec. Mon engagement est ferme envers ma région et ses habitants. »

Un intérêt déjà exprimé pour le modèle états-unien

L’intérêt de Frédéric Poulin pour certains aspects du modèle états-unien avait déjà été exprimé publiquement. Dans une entrevue accordée au Placoteux en 2025, alors qu’il réfléchissait à un retour en politique provinciale, l’ancien candidat conservateur de 2022 avait notamment évoqué son attrait pour la conception états-unienne de la liberté.

« Si ce n’était pas de ma ferme, je pourrais aller vivre aux États-Unis, car la liberté là-bas est à la base de tout. Mais en même temps, je me sens redevable au Québec. Voilà pourquoi je veux contribuer à améliorer la gestion de l’État en rendant celui-ci plus efficace et moins lourd », avait-il expliqué.

La résurgence de ses anciennes publications survient donc au moment où il s’apprête à entreprendre sa deuxième campagne provinciale dans Côte-du-Sud. Frédéric Poulin y avait terminé deuxième lors des élections générales de 2022, avec 23,4 % des voix, derrière le caquiste Mathieu Rivest. Il tentera de nouveau de se faire élire sous la bannière du Parti conservateur du Québec lors du scrutin du 5 octobre prochain.

Actuellement, selon Québec 125, il y a une course à trois dans la circonscription entre Valérie Hamel du PQ (29 %), Frédéric Poulin du PCQ (27 %) et Mathieu Rivest de la CAQ (25 %).