La lutte à trois dans Côte-du-Sud vient de connaître un nouveau rebondissement. Après avoir longtemps pourchassé le Parti québécois et la Coalition avenir Québec, le Parti conservateur du Québec se retrouve maintenant en tête des projections de Qc125 dans la circonscription, porté notamment par une remontée de la formation d’Éric Duhaime à l’échelle nationale.
Selon les plus récentes projections, Frédéric Poulin récolterait 29 % des intentions de vote dans Côte-du-Sud, ce qui lui confère une courte avance de deux points sur la candidate du Parti québécois Valérie Hamel qui est à 27 %. Le député sortant de la CAQ, Mathieu Rivest, demeure toutefois tout près avec 26 %. Derrière ce trio, la candidate libérale Nancy St-Pierre obtient 11 %, tandis que Jordan Veillette de Québec solidaire ferme la marche à 7 %.
Il s’agit donc toujours d’une véritable course à trois, puisque seulement trois points séparent Frédéric Poulin de Mathieu Rivest. La différence est toutefois importante du côté des probabilités de victoire calculées par Qc125. Le modèle accorde maintenant 55 % de chances au PCQ de remporter Côte-du-Sud, comparativement à 28 % pour le Parti québécois, et 17 % pour la CAQ.
Le PCQ gagne du terrain au Québec
Ce changement dans Côte-du-Sud survient au moment où les conservateurs connaissent leur meilleur résultat dans les intentions de vote provinciales depuis le début de la campagne.
Le plus récent sondage Léger, réalisé du 10 au 13 septembre auprès de 1013 Québécois, place toujours le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon en tête avec 29 % chez les électeurs décidés. Le Parti libéral de Charles Milliard grimpe toutefois au deuxième rang avec 23 %, alors que la CAQ de Christine Fréchette recule à 21 %.
Le PCQ d’Éric Duhaime atteint pour sa part 17 %, une progression de deux points par rapport à la semaine précédente, et son meilleur résultat mesuré dans ce sondage. Québec solidaire demeure à 10 %.
La progression conservatrice est particulièrement visible lorsqu’on regarde les dernières semaines. Le PCQ était à 13 % le 16 juin, à 16 % le 24 août, puis à 15 % lors des deux mesures suivantes, avant de grimper à 17 % le 14 septembre. Pendant ce temps, le PQ demeure stable à 29 %, alors que la CAQ est passée de 24 % le 31 août à 23 % le 7 septembre, puis à 21 %.
Autre donnée intéressante pour la suite de la campagne : 42 % des électeurs décidés affirment que leur choix n’est toujours pas définitif, contre 56 % qui disent avoir arrêté leur décision. À trois semaines du scrutin, une part importante de l’électorat demeure donc susceptible de changer de camp.

