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Abolition du PEQ : Le Comité Crise sociale interpelle le député Rivest

Les représentants du CDC Montmagny-L’Islet et des organismes membres du Comité Crise sociale : Le Trait-d’Union, le Centre-Femmes La Jardilec, L’Ancre, CJE Région L’Islet, ADDS Rive-Sud, Les Nouveaux Sentiers de la MRC de L’Islet, l’Aide aux travailleurs expérimentés, et Le Havre des femmes. Photo : Courtoisie

Le Comité Crise sociale, formé de la CDC ICI Montmagny-L’Islet et de plusieurs de ses organismes membres, se dit vivement préoccupé par les conséquences humaines et économiques découlant de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Selon le comité, des travailleurs bien intégrés dans la communauté se retrouvent ainsi dans une grande insécurité, après avoir contribué activement à la vitalité de la région. « Ils ne doivent pas être traités comme des objets utilisés que l’on jette après usage », affirme Angèle Chouinard, présidente de la CDC.

Le comité estime qu’il n’est ni responsable ni moral de faire venir des personnes pour répondre à des besoins de main-d’œuvre, de les encourager à s’établir ici, puis de les placer en situation de précarité — au point de forcer certaines d’entre elles à repartir après avoir contribué à notre milieu. Leur apport demeure essentiel dans les secteurs de la restauration, des commerces, des services de garde, de l’agriculture, de l’industrie, de la santé, et d’autres milieux professionnels.

Une clause « grand-père »

La CDC rappelle également que la clause dite « grand-père » vise à protéger les droits acquis des travailleurs étrangers temporaires déjà en poste, dans le contexte des nouvelles restrictions liées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

Concrètement, cette clause permettrait aux personnes déjà établies dans les entreprises et la communauté de renouveler leur permis de travail sans être pénalisées par les nouvelles règles. Elle leur permettrait aussi de continuer à œuvrer dans nos milieux sous des conditions comparables à celles en vigueur avant l’entrée en vigueur des restrictions.

Le comité conclut en affirmant que respect des engagements et de la dignité humaine est une responsabilité collective. Jouer avec le statut de ces personnes, soutient-il, fragilise aussi l’économie locale et les milieux de vie, tout en nuisant à la stabilité des entreprises et des services.

Dans ce contexte, la CDC interpelle le député Mathieu Rivest afin qu’il soutienne une clause grand-père élargie, et des mesures transitoires justes pour les personnes déjà établies dans Montmagny-L’Islet.